Charles Maurice de Talleyrand-Périgord - Histoire

Charles Maurice de Talleyrand-Périgord - Histoire

Talleyrand était un homme d'État français qui, en tant que membre de l'Assemblée, était l'un de ceux choisis pour créer la Déclaration des droits. En 1790, il est élu président de l'Assemblée. Bien qu'il soit ecclésiastique, même nominalement, la position cynique de Talleyrand envers l'Église a finalement conduit à son excommunication par le pape. Après des séjours à Londres et aux États-Unis, Talleyrand revient en France à la chute de Robespierre. Il a noué des relations étroites avec Napoléon Bonaparte et a été une figure clé pour assurer la position de Napoléon d'abord en tant que consul à vie puis empereur. Napoléon le créa prince de Bénévent mais Talley et finit par rompre avec Napoléon, en partie parce qu'il s'opposait à la décision d'envahir la Russie. Talleyrand est venu diriger le camp anti-napoléonien et c'est lui qui a décidé des conditions de l'éviction de Napoléon et les a dictées au Sénat. Bien qu'il ait servi Louis XVIII et Charles X, c'est en tant que conseiller de Louis-Philippe lors de la révolution de Juillet qu'il retrouve son influence. Après un temps comme ambassadeur en Grande-Bretagne, Talleyrand se retire de la scène politique en 1834.

Portrait de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord par François Gérard

Portrait de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord par François Gérard © The Metropolitan Museum of Art

Ce portrait de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838), prince de Bénévent, reflète la réputation de son sujet : intrépide et serein, avec un léger sourire (voire un rictus ?) aux lèvres. Lorsque Gérard l'a peint au cours de l'année 1807-1808, Talleyrand avait démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères de Napoléon le 10 août 1807 en raison de son opposition aux projets d'alliance de l'Empereur avec la Russie. Cela ne l'empêcha cependant pas de recevoir, le 14 août 1807, le titre de « vice-grand-électeur de l'Empire », ni d'ailleurs d'accompagner Napoléon comme conseiller en septembre 1808 aux négociations de cette alliance à Erfurt. (cf. la peinture de Nicolas Gosse de cette rencontre). A cette occasion, il a manipulé les empereurs russe et français afin de saboter l'accord. Une alliance (de principe) est néanmoins conclue, le 14 octobre 1808, le jour même où ce tableau est exposé pour la première fois au Salon de 1808.

Commandé par Talleyrand pour sa collection privée, il était « prévu que ce tableau soit présenté au Salon comme un symbole du succès retentissant du prince de Bénévent à Erfurt. Contrairement au portrait de 1807 de Prud’hon, dans lequel il pose habillé en grand chambellan (au musée Carnavalet), Talleyrand est ici représenté en tenue relativement informelle et simple rendant plus visible les insignes de la Légion d’honneur, dont il est vêtu. le « Grand Cordon » qui lui a été décerné par Napoléon en 1805. Le tableau montre Talleyrand dans un intérieur intime et confortable décoré dans le style Louis XVI (un détail qui n'est pas accidentel étant donné le contexte du tableau à l'apogée du style Empire). La chaise, datant des années 1770, a probablement été réalisée par Georges Jacob (1739-1814), fondateur d'une dynastie de menuisiers et d'ébénistes qui domina la première moitié du XIXe siècle. La posture de Talleyrand est sérieuse mais détendue : le « vice-grand-élector » est au travail – la présence du papier de bureau et de l'encre en attestent – et il se tourne vers le spectateur en croisant nonchalamment les jambes.

Rien dans ce portrait ne parle de l'immense bouleversement qui s'abattra sur le modèle quelques mois seulement après le Salon de 1808. En quittant Erfurt, Napoléon se rend en Espagne pour réprimer l'insurrection qui y fait face à son frère Joseph. Talleyrand tenta de profiter de l'absence de l'Empereur pour amener Fouché, généralement ennemi mais ici allié temporaire, à se joindre à lui dans un complot visant à trouver un héritier au trône impérial, étant donné le manque de descendance de Napoléon. Et ils ont aussi essayé d'embarquer Joachim Murat. Lorsque Napoléon apprit la conspiration, il retourna aussitôt à Paris, arrivant le 23 janvier 1809, et destitua son Grand Chambellan de ses fonctions (bien qu'il épargna son complice, le ministre de la Police) quatre jours plus tard. En effet, il dénigrait encore l'ex-chambellan le lendemain, lors d'une réunion du conseil. Talleyrand n'a pas tout perdu. Il a été autorisé à conserver son poste de vice-grand-électeur de l'Empire, montrant ainsi que Napoléon avait décidé qu'il avait encore besoin de Charles-Maurice à bord au moins pour le moment. Cela dit, l'ex-évêque d'Autun se rapprochait de plus en plus de l'Empire d'Autriche à cette époque. Le demi-sourire de ce portrait est emblématique de ce qu'était Talleyrand, à savoir un homme politique de carrière imperturbable, toujours capable de se maintenir à flot.

Si la présentation au Salon profite à la renommée de son sujet, l'œuvre elle-même ne doit pas rester figée dans le temps. En effet, l'histoire postérieure de l'œuvre nous en dit long sur la personnalité politique de son commanditaire et son rapport au pouvoir. On sait que quelque temps plus tard, vers 1814-1815, au moment de la chute de l'Empire (à laquelle le prince de Bénévent participa avec entrain), Talleyrand demanda à Gérard d'ajouter d'autres détails qui montraient son « changement de carrière ». à savoir : l'emblème de l'Ordre de la Toison d'Or, suspendu à un ruban, que Ferdinand d'Espagne décerna à Talleyrand au Congrès de Vienne et aussi quelques modifications de la médaille de la Légion d'Honneur, modifications qui avaient été introduites par Louis XVIII, puis sur le trône, soulignant ainsi sa nouvelle allégeance.

Le portrait est resté dans la famille Talleyrand par l'intermédiaire du neveu du prince de Bénévent jusqu'en 2012, date à laquelle il a été vendu, par l'intermédiaire du marchand Wildenstein, au Metropolitan Museum of Art de New York. Une estampe d'après ce tableau est dans la collection de Versailles, Paris.


Éducation et carrière de bureau

Talleyrand était le fils de Charles-Daniel, comte de Talleyrand-Périgord, et d'Alexandrine de Damas d'Antigny. Ses parents étaient issus de vieilles familles aristocratiques mais n'étaient pas riches. Charles-Maurice a été envoyé pour être soigné dans une banlieue parisienne, où, à l'âge de quatre ans, il aurait fait une chute d'une commode, se luxant le pied. Il est possible, cependant, que son pied bot soit congénital. En tout cas, le pied bot de Talleyrand était d'une importance capitale dans son choix de carrière.

Comme Talleyrand ne pouvait suivre la tradition familiale en s'enrôlant dans l'armée, ses parents le destinaient à l'église. Dès l'âge de huit ans, il est élève au Collège d'Harcourt à Paris, et à 15 ans il devient l'assistant de son oncle Alexandre, alors coadjuteur de l'archevêque de Reims, dans l'espoir que la vie luxueuse menée par les princes de l'église éveillerait en lui le goût d'une carrière ecclésiastique. Il aimait ce qu'il voyait, et en 1770 entra au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Là, il a certes appris la théologie, mais il a aussi lu, dans la grande bibliothèque du séminaire, les ouvrages des Philosophes, les penseurs progressistes contemporains. Il commence ainsi son éducation politique et acquiert un scepticisme à l'égard des hommes et des affaires qui ne le quittera plus. De plus, alors qu'il était encore séminariste, il prit sa première maîtresse.

Expulsé pour sa conduite (1775), il reçut néanmoins des ordres mineurs en avril de la même année et fut, six mois plus tard, nommé par le roi abbé de Saint-Denis, à Reims. En mars 1778, Talleyrand obtient sa licence en théologie à la Sorbonne et en décembre 1779, il est ordonné prêtre. Le lendemain, son oncle Alexandre, archevêque de Reims, le nomma vicaire général.

À cette époque, Talleyrand apparaît comme un clerc typique de la cour, passant plus de temps avec les beaux esprits les plus à la mode qu'avec les hommes d'église. Pourtant il ne consacrait pas tout son temps au plaisir, il croyait en son avenir et désirait avant tout devenir évêque. Le moyen le plus sûr d'atteindre son but était la nomination au poste bien rémunéré d'agent général du clergé, qui représentait l'Église française dans ses relations avec le gouvernement français dans l'intervalle entre les réunions de l'Assemblée du clergé, qui se tenaient régulièrement chaque cinq ans. Talleyrand fut nommé agent général en 1780. Il y avait en fait deux agents généraux, mais la réputation de son collègue avait été ébranlée, et Talleyrand était en pratique le seul représentant de l'église française entre 1780 et 1785. Il semble avoir pris son rôle très sérieusement en tout cas, il montra une grande énergie à défendre les privilèges controversés de l'église. Il combattit vigoureusement pour le droit de l'église de conserver tous ses biens. Il a également défendu avec ténacité la juridiction ecclésiastique contre les empiétements de la justice royale, a plaidé pour le maintien de l'exemption du clergé des impôts ordinaires et a joué un rôle dans l'élévation du niveau de vie du bas clergé. Ses activités le mettent en contact régulier avec divers ministres de la couronne. Sa participation aux réunions de l'Assemblée du clergé lui a donné une occasion exceptionnelle d'acquérir une expérience parlementaire. Enfin, ses activités lui valent l'évêché convoité : en novembre 1788, il est nommé évêque d'Autun. Lorsqu'il prend possession de son siège le 15 mars 1789, la Révolution est sur le point d'éclater.


Le duc d'Enghien : un duc assassiné

20 Lundi Mai 2013

Un épisode de l'affaire de Quiberon, 1795 par Paul-Émile Boutigny (Crédit photo : Wikipédia)

Le 21 mars 1804, âgé de 31 ans, Son Altesse Sérénissime le duc d'Enghien, né le 2 août 1772, est exécuté par arme à feu unique. Il était un émigré, mais les dragons le capturent et l'emmènent à Strasbourg le 15 mars 1804. Il est le petit-fils de Louis XIV, par Madame de Montespan, et le fils de Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans, sœur du duc d'Orléans. Philippe duc d'Orléans, ou Philippe Égalité, l'oncle du duc d'Enghien, a voté en faveur de son frère Louis XVI, exécuté, par guillotine.

Un portrait des trois consuls, de gauche à droite, Jean Jacques Régis de Cambacérès, Napoléon Bonaparte et Charles-François Lebrun, duc de Plaisance (Crédit photo : Wikipedia)

Le duc d'Enghien était un prince du sang (Prince du Sang) et, par conséquent, un éventuel héritier du trône de France. Il est accusé d'avoir participé à un complot royaliste (Cadoudal-Pichegru) pour vaincre les Consulat (18 brumaire [9 novembre] 1799 –1804), partie de l'ère napoléonienne (vers 1795 – 1815 [Congrès de Vienne]). Il est jugé pour les apparences, Napoléon ayant décidé qu'il doit être éliminé. D’Enghien avait été le commandant d'un corps d'émigrés pendant les guerres de la Révolution française (1792-1802), mais il n'avait pas joué de rôle dans la conspiration de 1804 susmentionnée. Au moment de la capture du duc, il avait épousé Charlotte de Rohan (25 octobre 1767 - 1er mai 1841), en privé et dans le quasi-secret, et le couple vivait à Ettenheim, à Baden, sur le Rhin. (Voir Duc d'Enghien, Wikipédia.)

Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien (Crédit photo : Wikipédia)

Il y avait bien sûr de nombreux royalistes parmi les Français pendant la Révolution française (1789-1794). Il convient de noter en particulier une invasion ratée de la France appelée l’affaire Quiberon décrite ci-dessus par l'artiste Paul-Émile Boutigny (1853 -1929). Le 23 juin 1795, émigrés débarqua à Quiberon pour prêter main forte aux Vendéens, qui avaient longtemps combattu les forces révolutionnaires, et la chouannerie, soulèvements royalistes. Les émigrés espéraient qu'ils pourraient lever le soutien dans l'ouest de la France, mettre fin à la Révolution française et rétablir la monarchie. Le 21 juillet 1795, ils avaient été mis en déroute.

Quant au duc, rien ne pouvait être fait pour le sauver. Si Joséphine de Beauharnais, [je] La première épouse de Napoléon Ier, n'a pas pu dissuader son mari, né Napoléon Bonaparte, personne n'a pu. Joseph Fouché, 1er duc d'Otrante (connu sous le nom de duc d'Otrante), chef de la police de Napoléon, a déclaré à propos de l'exécution que « c'était pire qu'un crime, c'était une erreur : »C’est pire qu’un crime, c’est une faute.Le crime, car c'était un crime, fut imputé, probablement à tort, à Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, l'un des premiers survivants de l'histoire. Pourtant, si le meurtre du jeune duc d'Enghien est resté dans les mémoires à ce jour, c'est comme une injustice évidente, celle qui est restée dans l'esprit des grands écrivains.

Les « chouans » et le duc en littérature : Balzac, Dumas et Léon Tolstoï

Dans Les Chouans, un roman de 1829, l'écrivain français Honoré de Balzac (20 mai 1799 - 18 août 1850) a immortalisé la chouannerie royaliste, les soulèvements dans l'ouest de la France et, du même coup, l'insurrection royaliste vendéenne. Pour sa part, le duc d'Enghien reçut la vie éternelle par Léon Tolstoï (9 septembre 1828 - 20 novembre 1910), le comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï. Dans le premier livre de Guerre et Paix, Tolstoï fait dire au vicomte de Mortemart, un émigré français :

“‘[a]près le meurtre du duc, même les plus partiels ont cessé de considérer [Buonaparte] comme un héros. Si pour certains il fut un héros, après le meurtre du duc, il y eut un martyr de plus au ciel et un héros de moins sur la terre. Le vicomte dit que le duc d'Enghien avait péri par sa propre magnanimité, et qu'il y avait des raisons particulières à la haine de Buonaparte à son égard.

Il existe une anecdote selon laquelle, lors d'un de ses évanouissements, [ii] Napoléon est à la merci du duc d'Enghien qui l'épargne. L'exécution du duc d'Enghien qui l'a épargné. L'exécution du duc d'Enghien aurait bien pu être Napoléon, abrégé de la Révolution française personnelle. Il avait besoin de tuer un aristocrate. Alexandre Dumas, père (24 juillet 1802 - 5 décembre 1870) mettait en scène le duc d’Enghien dans son Le Dernier Cavalier (Le Chevalier de Sainte-Hermine), inachevé au moment de la mort de Dumas, mais maintenant publié et traduit en anglais :

« Le sentiment dominant dans l'esprit de Bonaparte à ce moment n'était ni la peur ni la vengeance, mais plutôt le désir que la France entière se rende compte que le sang Bourbon, si sacré pour les partisans royalistes, ne l'était pas plus pour lui que le sang de tout autre citoyen de la République.

‘Eh bien, alors’, demanda Cambacérès, [iii] ‘qu'avez-vous décidé ?’

« C'est simple », a déclaré Napoléon, « Nous allons kidnapper le duc d'Enghien et en finir avec ça. » [iv]

Que ces mots soient la conclusion de ce post. Le duc d’Enghien était un bouc émissaire.

Henri de La Rochejacquelein à la bataille de Cholet en 1793 par Paul-Émile Boutigny (10 mars 1853 – 27 juin 1929), Musée d’art et d’histoire de Cholet.

[je] Napoléon divorce de Joséphine en 1810 pour épouser Marie Louise d'Autriche, future duchesse de Parme, qui lui donne un fils. Napoléon voulait un ventre, une femme fertile.

[ii] Napoléon a eu des crises d'épilepsie. L'une des tâches de Talleyrand était de soustraire Napoléon à la vue du public en cas de saisie.

[iii] Jean-Jacques Régis de Cambacérès, 1er duc de Parme, est l'auteur du Code Napoléon, un beau document encore en usage au Québec.

[iv] Voir Duc d'Enghien, Wikipédia.

Hector Berlioz (11 décembre 1803 - 8 mars 1869) Grande Messe des Morts Récolte d'un carte de visite photo d'Hector Berlioz par Franck, Paris, v. 1855 (Crédit photo : Wikipédia) © Micheline Walker 20 mai 2013 WordPress


Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, puis prince de Talleyrand (français : [ʃaʁl moʁis ​​də tal(ɛ)ʁɑ̃ peʁiɡɔʁ] 1754-1838) était un diplomate français. Il a travaillé avec succès au plus haut niveau (généralement en tant que ministre des Affaires étrangères) pour le régime de Louis XVI, à travers plusieurs gouvernements de la Révolution française, puis pour Napoléon, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. La plupart se méfiaient de Talleyrand mais, comme Napoléon, le trouvaient indispensable. Il était simplement connu sous le nom de Talleyrand, qui est devenu synonyme de diplomatie rusée et cynique.

Il fut le principal conseiller diplomatique de Napoléon dans la conquête de l'Europe. La plupart du temps, cependant, il œuvra pour la paix afin de consolider les acquis de la France. Il réussit à obtenir la paix avec Aus Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, puis prince de Talleyrand (français : [ʃaʁl moʁis ​​də tal(ɛ)ʁɑ̃ peʁiɡɔʁ] 1754-1838) était un diplomate français. Il a travaillé avec succès au plus haut niveau (généralement en tant que ministre des Affaires étrangères) pour le régime de Louis XVI, à travers plusieurs gouvernements de la Révolution française, puis pour Napoléon, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. La plupart se méfiaient de Talleyrand mais, comme Napoléon, le trouvaient indispensable. Il était simplement connu sous le nom de Talleyrand, qui est devenu synonyme de diplomatie rusée et cynique.

Il fut le principal conseiller diplomatique de Napoléon dans la conquête de l'Europe. La plupart du temps, cependant, il œuvra pour la paix afin de consolider les acquis de la France. Il réussit à obtenir la paix avec l'Autriche dans le traité de Lunéville en 1801 et avec la Grande-Bretagne dans le traité d'Amiens en 1802. Il ne put arrêter la reprise de la guerre en 1803. En 1805, il s'opposa à la reprise des guerres de son empereur contre l'Autriche, la Prusse et la Russie en 1805-1806, il démissionna de son poste de ministre des Affaires étrangères en août 1807 mais Napoléon lui faisait toujours confiance. Talleyrand a comploté pour saper les plans de Napoléon et a secrètement traité avec le tsar Alexandre de Russie et le ministre autrichien Metternich. Il recherchait une paix sûre négociée afin de perpétuer les acquis de la Révolution française. Mais Napoléon rejette la paix et lors de sa chute en 1814, Talleyrand prend en charge la restauration des Bourbons sur la base du principe de légitimité. Il joua un rôle majeur au Congrès de Vienne en 1814-1815, où il négocia un règlement favorable pour la France tout en défaisant les conquêtes de Napoléon.

Talleyrand polarise l'opinion savante. Certains le considèrent comme l'un des diplomates les plus polyvalents, les plus compétents et les plus influents de l'histoire européenne, et certains pensent qu'il était un traître, trahissant tour à tour l'Ancien Régime, la Révolution française, Napoléon et la Restauration.


A Charles Maurice de Talleyrand-Périgord1

Partant de la connaissance dont j'ai tiré tant de plaisir pendant votre séjour dans ce pays, je vais prendre une très grande liberté. Il s'agit d'un de mes proches, M. Alexander Hamilton2, aujourd'hui prisonnier de guerre en liberté conditionnelle, à Paris.

Son frère, de qui je viens de recevoir une lettre3 m'informe, qu'étant en visite sur le continent en tant que voyageur, il a été rattrapé par la guerre entre la France et la Grande-Bretagne, et a été depuis ce temps dans la situation que j'ai mentionné. C'est un gentleman écossais de l'éducation et de l'acquisition littéraire, qui après avoir amassé une assez belle fortune dans les Indes orientales, était retourné dans son propre pays pour se consacrer à la poursuite de la connaissance et a été amené à passer sur le continent pour assouvir sa curiosité. , avec un regard particulier sur les très intéressants monuments des arts dont Paris est aujourd'hui le Dépositaire.

Je ne lui demanderai rien de particulier parce que je ne sais ce qu'on pourrait faire avec convenance en me contentant de dire simplement que si votre intervention peut lui procurer quelque facilité, indulgence ou faveur, elle conférera une obligation personnelle à celui qui a l'honneur de rester avec beaucoup de respect et d'estime

1 . En septembre 1792, Talleyrand s'enfuit de Paris en Angleterre. Expulsé d'Angleterre au printemps 1794, il s'embarqua pour les États-Unis, où lui et H se lièrent d'amitié. Il resta aux États-Unis jusqu'en juin 1796. En 1797, il devint ministre français des Affaires étrangères.

Pour deux rapports sur l'admiration de Talleyrand pour H, voir Hamilton, Reminiscences description begin James A. Hamilton, Reminiscences of James A. Hamilton: or Men and Events, at Home and Abroad, Pendant Three Quarters of a Century (New York, 1869). la description se termine , 7 et note. Pour le souvenir de Talleyrand d'une conversation qu'il a eue avec H sur la direction probable de la croissance économique aux États-Unis, voir Talleyrand, Mémoires 1754–1807 (Paris : Librairie Plon, 1957), 232–33.

3 . La lettre de Robert Hamilton n'a pas été retrouvée. Voir H à William Hamilton, 2 mai 1797.


Talleyrand rompt avec Napoléon[modifier | modifier la source]

Il démissionna de son poste de ministre des Affaires étrangères en 1807, à cause d'une myriade de raisons suggérées, certaines authentiques et d'autres non. En substance, il a troqué son poste de ministre contre le titre impérial de vice-grand électeur. La malheureuse guerre de la Péninsule, déclenchée en 1808, marque le point de rupture pour Talleyrand quant à sa loyauté envers l'Empereur.

Ses actions au congrès d'Erfurt, en septembre-octobre 1808, contribuèrent à contrecarrer les plans de Napoléon. C'est ici qu'il a conseillé le tsar Alexandre tous les soirs sur la façon de traiter avec Napoléon. L'attitude du tsar envers Napoléon était celle d'une opposition craintive. Talleyrand a rétabli la confiance du monarque russe et ensemble, ils ont réprimandé les tentatives de Napoléon de former une alliance militaire anti-autrichienne directe. Bien entendu, ce n'était pas pour cela que Talleyrand avait été amené à la conférence. En fait, Napoléon s'était attendu à ce qu'il aide à convaincre le tsar d'accepter toutes ses propositions, pourtant, d'une manière ou d'une autre, il n'a jamais découvert les actes de trahison commis par Talleyrand à Erfurt.

Après sa démission du ministère en 1807, Talleyrand a commencé à accepter des pots-de-vin de pays hostiles, en particulier l'Autriche et la Russie pour trahir les secrets de Napoléon. Talleyrand et Fouché, typiquement ennemis en politique et dans les salons, se rapprochent à la fin de 1808 et engagent des discussions sur la succession impériale. Napoléon n'avait pas encore abordé cette question et les deux hommes savaient que sans héritier légitime, la France s'effondrerait dans le chaos à la suite de la mort possible de Napoléon. Même Talleyrand, qui croyait que la politique de Napoléon menait la France à la ruine, comprenait la nécessité de transitions pacifiques de pouvoir. Cependant, Napoléon a été informé de leurs actions et les a considérées comme des trahisons. Cette perception est à l'origine du fameux déguisement de Talleyrand devant les maréchaux de Napoléon, au cours duquel Napoléon a prétendu qu'il pouvait « le casser comme un verre, mais ça n'en vaut pas la peine » et a ajouté avec un ton scatologique que Talleyrand était « un con un bas de soie », « ce à quoi le ministre rétorqua froidement, une fois Napoléon parti, « Dommage qu'un si grand homme ait été si mal élevé !

Talleyrand a passé les dernières années de l'empire à travailler comme informateur pour l'Autriche et (parfois) la Russie. Il s'est opposé au traitement plus dur de l'Autriche en 1809 après la guerre de la cinquième coalition, également connue sous le nom de guerre de 1809. Il a également critiqué l'invasion française de la Russie en 1812. On lui a proposé de reprendre son rôle à la fin de 1813. , mais Talleyrand voyait bien que le pouvoir de Napoléon touchait à sa fin. Le 1er avril 1814, il dirigea le Sénat français dans l'établissement d'un gouvernement provisoire à Paris, dont il fut élu président. Le 2 avril, le Sénat déposa officiellement Napoléon avec l'Acte d'échéance de l'Empereur et, le 11 avril, créa le traité de Fontainebleau et une nouvelle constitution pour rétablir les Bourbons en tant que monarques de France.


Indice

Origini familiari e giovinezza Modifica

La famiglia Talleyrand vantava la discendenza da Adalbert, conte di Périgord e vassallo di Ugo Capeto nel 990. A proposito di questo personaggio, circola un aneddoto che ben spiega quali fossero all'epoca i rapporti tra i sovrani ei loro vassalli: Adalbert, restìo a prestare giuramento al nuovo sovrano di Francia, Ugo Capeto appunto, venne convocato a Parigi dal re il quale, di fronte alla sfrontatezza dei modi del suo vassallo, gli domandò bruscamente: "Chi ti ha fatto conte?", al che Adalbert ribatté con stupefacente insolenza: "Chi ti ha fatto re?". [4] Tali rimasero per i secoli successivi i rapporti tra i re di Francia e il Casato di Périgord, fatti di reciproca diffidenza e sofferta sottomissione da parte dei Talleyrand: il clima che il piccolo Charles-Maurice respirò in famiglia fu dunque quello di grande orgoglio aristocratico e assoluta certezza che il suo sangue lo rendeva pari a un re, fatto che rendeva gli affari di Stato della Francia un semplice vita).

Il Casato di Périgord, inoltre, poteva annovera nei suoi rami araldici un Gran Maestro dell'Ordine del Tempio, Armand de Périgord (figlio cadetto del conte Hélie V de Périgord [5] ) e un famoso cardinale, Hélie de Talleyrand-Périgord, protagonista del Papato avignonese, Decano del Sacro Collegio, soprannominato "Creatore di Papi", per la sua abilità e autorevolezza politica all'interno della Curia papale (talenti che si ritroveranno nel suo discendente). Nel Medioevo troviamo pure: Hélie (m. 1205), alleato di Filippo Augusto contro Riccardo Cuor di Leone Roger-Bernard (m. 1369), che combatté gli inglesi il figlio Archambaud V, morto in Inghilterra nel 1399. In epoca moderna due personaggi si illustrarono, seppur negativamente: il primo, Henri de Talleyrand-Périgord, conte di Chalais, amante della celebre duchessa de Chevreuse, fu il protagonista di una cospirazione aristocratica contro il cardinale Richelieu, chiamata a causa del ruolo primario che il conte vi, "Cospirazione di Chalais": la macchinazione però fu scoperta dall'astuto cardinale e Talleyrand-Périgord finì sul patibolo.

Suo nipote, Adrien de Talleyrand, conte di Chalais, marito della celebre Princesse des Ursins, fu esiliato dalla Francia per aver ucciso in duello il duca di Beauvilliers.

Si trattava dunque di una famiglia dell'alta nobiltà, come attestato anche dalle lettere patenti del 1613 e 1735 (con quest'ultima il re Luigi XV autorizzava il nonno di Talleyrand, il conte Gabriel, a fregiarsi del titolo di "conte di Périgord" , estinto da tempo nel ramo principale e detenuto formellement dai sovrani borbonici). Suoi parenti occuparono cariche importanti nel corso del XVIII secolo durante i regni di Luigi XV e Luigi XVI.

Charles-Maurice nacque a Parigi il 2 febbraio 1754 al numero 4 di rue Garanciére, da Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, cavaliere dell'Ordine di San Michele e luogotenente del re, conte di Périgord e da Alexandrine de Damas d'Antigny i genitori risiedevano abitualmente a Versailles, anche se a causa della scarsa disponibilità economica non facevano molta vita di corte. Fratello di suo padre ère Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord (1736 - 1821), che fu dappima arcivescovo di Reims e successivamente cardinale arcivescovo di Parigi e al quale Talleyrand sarà legato per tutta la vita.

Charles-Maurice era fin dall'infanzia zoppo a un piede. Secondo alcuni biografi era affetto da una malattia genetica, la sindrome di Marfan secondo altri sarebbe stato vittima della caduta da un alto mobile, ove incautamente la donna cui era stato affidato a balia l'aveva lasciato. Il risultato comunque fu che per poter camminare dovette ricorrere a una protesi metallica pesante e ingombrante. A causa di quest'infermità non poté essere destinato alla carriera militare e venne quindi privato dai genitori del suo diritto di maggiorasco (che fu concesso in sua vece al fratello Archambaud) e destinato alla carriera ecclesiastica, nella quale il figlio avreto temperie della vita di allora che da solo, secondo loro, causa la sua infermità non era in grado di garantirsi.

Dopo l'infortunio il piccolo venne sottratto alla balia irresponsabile e fu affidato alle cure della bisnonna, Marie-Françoise de Rochechouart, "donna deliziosa", come scriverà più tardi nelle sue memorie, nonché al discendente della marchesa di Montespan e di Francia dopo la famiglia reale, nel castello avito di Chalais.

Qui il bambino crebbe nel ricordo della gloria dei suoi avi (tra i quali si annoveravano, per parte di madre, anche Jean-Baptiste Colbert ed Étienne Marcel, oltre che il famoso abate Ugo di Cluny) e nella consapevolezza del suo rango. Tra il 1762 e il 1769 studi al Collegio d'Harcourt (attuale Liceo Saint-Louis), uno dei più prestigiosi di Parigi e dell'intera Francia, allo scopo di indirizzarlo poi verso gli studi religiosi.

Carriera ecclesiastica sotto l'Ancien Régime Modifica

Nel 1769, all'età di quindici anni, Talleyrand entra nel Seminario di Saint-Sulpice, malgrado nello stesso periodo frequenti ostentatamente un'atttrice della Comédie-Française di nome Dorothée Dorinville. Ai superiori che gli rimproveravano conte comportamento rispose, forte anche del suo nome: "Mi avete voluto? Adesso tenetemi come sono".

Il 28 maggio 1774 Talleyrand riceve gli ordini minori e pochi mesi dopo, il 22 settembre 1774, ottiene il baccalaureato in teologia alla Sorbona (con due anni d'anticipo sull'età prevista, grazie a una dispensa), [6] con relatore tale Charles Mannay, essendosi distinto negli studi nonostante la mancanza di vocazione (anche se la tesi fu in parte redatta dallo stesso Mannay). [7] Il 1º avril 1775 Talleyrand pronuncia i voti e diviene canonico della cattedrale di Reims, la diocesi dello zio. [8]

L'11 giugno 1775 assiste alla consacrazione di Luigi XVI, il cui vescovo concelebrante è suo zio suo padre reca in processione la Santa Ampolla, contenente l'olio sacro usato per ungere e consacrare i re di Francia. [9] Nella primavera del 1778 contre Voltaire, per il quale nutrirà semper una viva ammirazione. Il 18 dicembre 1779 viene ordinato sacerdote la sera innanzi il suo amico e compagno di bagordi Auguste de Choiseul-Gouffier, cugino del più noto duca di Choiseul, trovandolo prostrato in lacrime, insiste perché rinunci, ma lui dice che è permai troppo tardi indietro. [10] All'ordinazione non è presente nessun membro della sua famiglia i genitori assisteranno tuttavia alla sua prima Messa. Poco dopo ottiene l'assegnazione dell'abbazia di Saint-Remi a Reims, con annesse prebende naturalmente non prende dimora presso l'abbazia che gli è stata assegnata, ma si stabilisce a Parigi. Si mette subito in luce per la sua parlantina brillante e sicura e l'abilità dialettica con cui difende le sue posizioni: per questo motivo riesce ben presto a farsi eleggere, semper con l'apporto dello zio, deputato di "secondo ordine" all' Assemblea generale del Clero francese (un equivalente delle moderne Conferenze Episcopali). Più o meno nello stesso periodo è iniziato in Massoneria nella Loggia L'Impériale des francs-chevaliers, anche se vi manterrà semper un ruolo di basso profilo, non andando mai oltre il grado di "Apprendista". [11]

Nel 1780 è nominato agente generale per il clero di Francia, grazie all'abilità con cui ha sostenuto, nel corso della quinquennale Assemblea della Chiesa gallicana, la difesa dei beni della Chiesa dalle mire del fisco di Luigi XVI, riuscendo però due anni più tardi a far votare dalla stessa Assemblea un "dono gratuito" di 15 milioni di livre al sovrano, come contribuzione alle casse statali. Tale carica, equivalente a un dicastero delle finanze statali, gli permetterà di rendersi conto delle ricchezze della Chiesa francese e di diventare amico e consigliere dell'allora ministro francese delle finanze, Calonne.

Quest'amicizia si rivela però nefasta quando, poco dopo, Calonne deve dimettersi, avendo presentato al re un piano economico (elaborato con un forte contributo di Talleyrand, il quale vi rivelò il suo talento di economista e di riformatore) che questi non condivide: la disgrazia dell'amico si ripercuote anche su di lui, che viene per questo subito emarginato dai circoli della capitale francese. Grazie a Calonne, Talleyrand scopre però la sua vocazione per la politica e la finanza, nella quale dimostra sin da principio grande abilità: interviene con numerosi scritti in varie questioni, come la crisi della Cassa di sconto del 1783, e collabora con il ministro anche alla stesura di un trattato commerciale con la Gran Bretagna nel 1786, venendo eletto nello stesso anno segretario dell'Assemblea generale, con i complimenti dei colleghi. La disgrazia dell'amico Calonne, in ogni caso, non gli impedisce di continuare a praticare l'altra sua attività preferita, quella del seduttore: frequenta assiduamente una dama dell'alta società conosciuta in precedenza, Adelaide Filleul, sposata al conte di Flahaut (e secondo voci piuttosto accreditate figlia illegittima del defunto Luigi XV), dalla quale nel 1785 ha un figlio, Charles Joseph de Flahaut, battezzato con il cognome del marito di Adelaide per nascondere la sua reale paternità. Grazie all'aiuto dell'illustre padre (quello vero), Flahaut avrà una brillante carriera militare (diventerà infatti aiutante di campo e confidente di Napoleone), oltre a proseguirne la tradizione di donnaiolo (secondo i maligni sarà lui il padre naturale del futuro imperatore Napoleone III).

Intanto Charles-Maurice cerca gli appoggi della famiglia per ottenere una nomina a vescovo, trovando a sbarrargli la strada il potente vescovo di Autun, Yves-Alexandre de Marbeuf, moralista di antico stampo, inorridito dal comportamento libertino di Charles-Maurice. Quest'ultimo tuttavia viene promosso all'arcidiocesi di Lione nel maggio 1788 e Charles-Maurice, ambendo alla carica lasciata dal Marbeuf, corre dal padre, gravemente ammalato, a chiedergli d'intercedere presso il re, di cui era amico fraterno da lunga data, perché gli venga assegnata la diocesi, promettendo di correggere i propri costumi. [12] Accorso al letto di morte dell'amico Charles-Daniel, padre di Charles-Maurice, Luigi XVI si lascia "scappare" la promessa di nominare il figlio vescovo di Autun.

Poco dopo Charles-Daniel muore, il fratello minore di Charles-Maurice, Archambaud, eredita i titoli e le proprietà di famiglia e Luigi XVI onora la promessa fatta all'amico in punto di morte: Charles-Maurice è il nuovo vescovo di Autun.

In ogni caso quest'ultimo, guardandosi bene dal trasferirsi nella sede della diocesi assegnatagli, continua la sua attività libertina, che non gli impedisce di tenere sotto controllo la scena politica in attesa di nuove opportunità: queste si presentano nel fatidico 1789, quando, sotto la pressione di una crisi economica sempre più incontrollabile (che forse il piano economico di Talleyrand e Calonne avrebbe potuto evitare, se applicato), il re Luigi XVI è costretto a convocare l'Assemblea degli Stati generali. Talleyrand coglie al volo l'occasione e decide di candidarsi come rappresentante del Clero all'Assemblea: la sua campagna elettorale nella diocesi di Autun, impostata su un programma fortemente riformatore in linea con le sue ultime posizioni politiche, è un grande successo. Inoltre il vescovo raccoglie le lamentele e le rimostranze dei suoi fedeli in un Cahier de doléances persino eversivo per le proposte contenute: vi si chiede quasi l'abolizione della monarchia, la fine di tutti i privilegi feudali ed ecclesiastici, l'uguaglianza di tutti i ceti davanti alla legge e una tassa sulla rendita fondiaria (proposta questa già avanzata dallo stesso Talleyrand e da Calonne nel loro progetto di riforma economica dello Stato tempo addietro). [13]

Talleyrand dunque parte per Versailles, dove partecipa all'apertura ufficiale degli Stati il 5 maggio 1789 qui partecipa a tutti i lavori dell'Assemblea fino a quando, dopo l'atto di forza del re che impedisce ai membri del Terzo Stato di entrare nell'aula, decide di unirsi ai dissidenti che, sotto la guida dell'abate Sieyès e del conte Mirabeau, si costituiscono in Assemblea Nazionale Costituente il 9 luglio 1789. La Rivoluzione francese è cominciata.

La Rivoluzione Modifica

Il 14 luglio 1789, Talleyrand, già messosi in luce per la sua brillante retorica e conosciuto per le sue idee innovatrici oltre che per la sua spregiudicatezza, è nominato membro della commissione per la Costituzione dell'Assemblea Nazionale, nella quale avrà un ruolo importante. Mantiene comunque un basso profilo, evitando di esporsi troppo in attesa di schierarsi dalla parte del vincitore, continuando però a tenere contatti segreti con il re attraverso il fratello di quest'ultimo, conte di Artois, proponendogli, dopo la presa della Bastiglia, persino un intervento armato a sorpresa contro l'Assemblea ma il re non accetta il consiglio. Stringe amicizia e comincia la collaborazione con Mirabeau, uomo corrotto [senza fonte] e roboante, ma convincente oratore, che dà voce alle idee del nuovo vescovo di Autun. Talleyrand suggerisce, tramite l'amico Mirabeau, la confisca dei beni della Chiesa, cui partecipa attivamente, arricchendosi parecchio insieme all'amico, il che gli costerà naturalmente l'accusa di tradimento da parte degli ambienti ecclesiastici.

Propone all'Assemblea la fine dell'attribuzione di religione di Stato al cattolicesimo e l'estensione della cittadinanza francese agli ebrei portoghesi e avignonesi. Lavora infine alla Costituzione civile del clero, che prevede fra le altre cose il giuramento di fedeltà allo Stato da parte di vescovi e sacerdoti. La Costituzione civile del clero viene approvata dall'Assemblea il 12 luglio 1790. Talleyrand presta il giuramento di fedeltà alla nuova Costituzione civile del clero.

Il 13 gennaio 1791 rinuncia alla sua diocesi di Autun, ma il 24 febbraio consacra i primi due vescovi costituzionalisti, che saranno soprannominati talleyrandistes. Sei mesi dopo la proclamazione, la nuova Costituzione civile del clero viene condannata da papa Pio VI, che a metà dell'anno scomunicherà il vescovo ribelle. [14] [15]

Sempre su suo suggerimento, l'Assemblea dichiara il 14 luglio (data della presa della Bastiglia) festa nazionale e al suo primo anniversario è proprio Talleyrand a celebrare la messa al Champ de Mars. In quell'occasione, di fronte ai dignitari stupiti di tanta sfrontatezza, dice: «Vi prego, non fatemi ridere». [16]

Talleyrand firma la Costituzione dello Stato francese (da lui stesso in gran parte elaborata), che sarà presentata al re e da questi accettata il 14 settembre 1791: egli è in particolare autore dell'art. VI della Dichiarazione dei diritti dell'uomo e del cittadino, norma relativa all'uguaglianza di tutti i cittadini innanzi alla legge e al principio che la legge è espressione della volontà generale. Con un celebre Rapport sur l'instruction publique (che subì le critiche di Mary Wollstonecraft perché la dissertazione non includeva le donne), letto davanti all'Assemblea, chiude la sua attività alla Costituente.

L'anno seguente (1792), su incarico del ministro degli Esteri Valdec de Lessart, viene inviato dall'Assemblea in missione diplomatica in Inghilterra (la prima di una lunga serie), con il compito di rassicurare i minacciosi vicini sulle buone intenzioni della Francia, contro la quale nel frattempo si stanno coalizzando tutte le monarchie d'Europa mentre l'Austria del nuovo imperatore Francesco II scioglie ogni riserva e dichiara guerra alla nazione ribelle, Talleyrand fa per la prima volta sfoggio della propria abilità di negoziatore, ottenendo contro ogni aspettativa la neutralità britannica. Il giovane "Abbè Talleyrand", come ancora era noto, pubblicò il risultato della fortunata trattativa in un saggio in cui esprimeva le sue vedute di politica estera, intitolato Mémoire sur les rapports actuels de la France avec les autres États de l'Europe, che rivelò per la prima volta il suo grande acume diplomatico, lanciandolo alla ribalta della politica francese del momento.

Dopo essere ritornato in Francia a luglio, presagendo l'avvicinarsi delle turbolenze del periodo, si schiera apertamente con i radicali che vogliono la testa del sovrano, sperando così di far dimenticare la sua origine aristocratica e la sua carriera ecclesiastica: sente che la sua posizione, nonostante i recenti successi in politica estera, è sempre più precaria a causa del precipitare degli eventi e del sempre maggiore potere che va acquisendo il partito radicale dei Giacobini, capeggiati da un avvocato di Arras, Maximilien Robespierre, il quale nella sua intransigente e quasi puritana moralità non apprezza la licenziosità del vescovo apostata, e da un ex insegnante oratoriano, Joseph Fouché. In questo periodo quindi riesce a ottenere da Danton di tornare nuovamente in missione a Londra: si tratta di un escamotage molto astuto, che permetterà a Talleyrand di non apparire uno degli émigré, ossia uno degli esponenti ostili alla Rivoluzione francese scappati dalla Francia. Vengono però per sua sfortuna trovate in un armadio due sue lettere indirizzate a Luigi XVI che attestano i rapporti segreti intercorsi tra l'ex vescovo e l'odiato sovrano: il governo rivoluzionario emette un ordine di cattura nei suoi confronti.

Nel 1794 Talleyrand è espulso dall'Inghilterra, auspice il nuovo capo di governo inglese William Pitt. Nel frattempo, infatti, la Gran Bretagna è entrata in guerra contro la Francia e la presenza sull'isola di Talleyrand non è molto rassicurante, vista la sua nota abilità di tenere i piedi in tre scarpe. Va negli Stati Uniti e si stabilisce a Filadelfia, mal visto per la feroce propaganda orchestrata contro di lui da parte dei giacobini che colà rappresentano la Francia, ma ben accolto dai nobili francesi in esilio. Stringe inoltre una profonda amicizia con Alexander Hamilton. Esercita la professione di agente immobiliare nelle foreste del Massachusetts, poi quella di mediatore in merci. Descriverà la sua esperienza americana in due saggi: Essai sur les Avantages à retirer des colonies nouvelles e Mémoire sur les relations commerciales des États-Unis avec l'Angleterre.

Il Direttorio Modifica

Intanto, dopo la caduta di Robespierre, gli amici di Talleyrand rimasti in Francia si danno da fare per il suo rientro, in particolare la celebre e colta Madame de Staël, figlia del banchiere svizzero e ministro di Luigi XVI Jacques Necker, a suo tempo irretita dal fascino del brillante giovane vescovo di Autun. La loro opera di persuasione presso i maggiorenti del nuovo regime, il Direttorio, infine riesce e Talleyrand può rientrare in Europa da libero cittadino nell'estate del 1796. Appena rientrato viene nominato ambasciatore presso la Repubblica batava, un incarico di secondo piano, a causa dell'ostilità che alcuni membri del Direttorio, in particolare Reubell, gli manifestano apertamente. Ciononostante Talleyrand sa bene come uscire anche dalle situazioni in apparenza più spinose: non perde tempo e già il 18 fruttidoro 1797 un suo piano ben orchestrato sventa un colpo di Stato dei realisti guidato dal generale Jean-Charles Pichegru e sostenuto da due membri del direttorio, Carnot, suo acerrimo nemico, e Barthélemy: Carnot riesce a fuggire, mentre Pichegru e Barthélemy vengono catturati e finiranno alla Caienna. Nel luglio di quell'anno, sempre grazie ai buoni uffici di Madame de Staël, il capo del Direttorio Paul Barras lo nomina finalmente Ministro degli Esteri della Repubblica, incarico che manterrà, salvo una breve interruzione, per i successivi dieci anni anche sotto il Consolato e l'Impero.

Curiosamente, il predecessore di Talleyrand in questa carica, Charles Delacroix, personaggio scialbo e incolore, fu il padre, almeno nominalmente, del celebre pittore romantico Eugène Delacroix: molto probabilmente però il padre naturale del bambino era proprio Talleyrand, divenuto nel frattempo amante di Madame Delacroix, il quale sarà sempre vicino a Eugène e lo aiuterà nella sua carriera artistica il pittore, a sua volta, crescendo diventerà sempre più somigliante al padre sia nell'aspetto sia nel carattere. [17] Il "Diavolo zoppo" (così comincia a essere chiamato) soffia dunque al povero Delacroix non solo il posto, ma anche la moglie.

Da questo momento si serve della sua carica anche per arricchirsi personalmente, tramite "contributi" versatigli dai negoziatori dei Paesi esteri presso cui si reca in missione: tale abitudine creerà un grave incidente diplomatico con gli Stati Uniti, in occasione del famoso affare XYZ. Il presidente John Adams, venuto a sapere delle richieste di denaro e scuse esorbitanti avanzate dalla Francia e dallo stesso Talleyrand come contropartita per la conclusione di un trattato commerciale, ordinò, su delibera del Congresso, la mobilitazione dell'esercito e diede avvio alla cosiddetta "quasi-guerra", una sorta di guerra fredda commerciale tra i due Paesi, che terminerà solo con la Convenzione del 1800 (o trattato di Mortefontaine), stipulata da Napoleone dopo la presa del potere. [18] [19]

Talleyrand, a questo punto, capisce di aver raggiunto il limite, ma sa immediatamente come rimediare: propone subito agli Stati Uniti di trattare e Adams accetta: la guerra è sventata, anche se la minaccia non è allontanata del tutto. Anche questa volta il "diavolo zoppo", pur essendo implicato nella faccenda, trova dunque il modo di cavarsi d'impiccio: da tempo, inoltre, ha cominciato una proficua corrispondenza con un outsider nel gioco politico del tempo, un giovane generale di nome Bonaparte, che incontra personalmente all'inizio del 1797 allorché questi torna coperto di gloria dalla prima campagna d'Italia. Organizza allora una festa in suo onore presso l'Hotel Galiffet, sede del Ministero degli Esteri, con un fasto mai visto prima. Si rivela qui un ulteriore talento di Talleyrand, che gli fu sempre utile nel corso di tutta la sua carriera: la sua estrema abilità e raffinatezza di uomo mondano, vivace e brillante conversatore, gran seduttore, il suo fascino salottiero costituivano la forza segreta del "camaleonte" che gli permise di guadagnarsi molti amici e altrettanti importanti appoggi, utilissimi, come si è visto, nei momenti più critici della sua vita, compreso questo. Ha capito al volo infatti che l'incapacità del Direttorio potrà portare alla rottura definitiva con gli Stati Uniti, e solo un cambio di potere ai vertici potrà mutare la situazione: se lui darà il suo appoggio all'operazione potrà conservare la sua carica e rimanere nelle stanze del potere.

Da tempo, infatti, il regime, divorato dalla corruzione e dall'incapacità dei suoi membri (Barras su tutti) è giunto alla fine e occorre trovare al più presto un'alternativa adeguata per continuare a garantirsi un futuro politico.

È sicuro, dopo un periodo di studio, che l'alternativa giusta sia rappresentata proprio dal brillante generale Bonaparte, nel quale Talleyrand riconosce le doti di ambizione e scaltrezza che tanto apprezza in sé stesso e negli altri. In qualità di ministro degli Esteri dà il suo appoggio al progetto di conquista dell'Egitto, sotto il comando del giovane Bonaparte, ma alla disfatta navale del Nilo si trova al centro di pesanti critiche e sospetti di connivenza con l'odiata Inghilterra (sospetti infondati e montati ad arte dai suoi nemici, invidiosi del suo successo). Il 20 luglio 1799 lascia l'incarico ministeriale a seguito di uno scandalo orchestrato dai suoi rivali (Barras in testa), dopo che era stato nel mirino di stampa e avversari per i rapporti intrattenuti con una bellissima indiana (nata nelle Indie danesi ma d'origine bretone), Catherine Noël Worlée detta Madame Grand per aver sposato un francese con tale nome, che è stata arrestata per sospetto spionaggio a favore dell'Inghilterra e per la liberazione della quale Talleyrand si è piuttosto sbilanciato.

Pur fuori da cariche governative, mantiene comunque la sua influenza politica e riesce a far nominare ministro di polizia il sinistro Fouché, poi a far entrare nel direttorio l'abate Sieyès, al momento ambasciatore a Berlino, in previsione di un colpo di Stato nel quale un posto predominante spetta proprio a Napoleone Bonaparte e del quale Talleyrand, naturalmente, si fa promotore. Il suo appoggio nelle giornate precedenti il 18 brumaio sarà fondamentale, così come il "non-intervento" del Ministro della Polizia Joseph Fouché, appena entrato nel governo e con il quale Talleyrand comincia da questo momento a fare "coppia fissa" nell'agone politico.

L'Impero Modifica

Dopo il colpo di Stato del 18 brumaio e dopo avere recuperato, per inciso, tre milioni di franchi destinati a "facilitare" le dimissioni di Barras, Talleyrand ritrova il suo posto di ministro. Napoleone è affascinato dal nome del casato dei Talleyrand e ha molta stima delle qualità diplomatiche del suo nuovo ministro, anche se ne detesta la licenziosità di costumi: gli impone infatti di lasciare la bella indiana, Madame Grand, o di sposarla, cosa che Talleyrand farà prontamente nel 1801. Dalla Worlee Talleyrand ha già avuto nel 1799 una figlia, inizialmente dichiarata di padre ignoto e che Talleyrand adotterà nel 1803, sposandola poi, nel 1815, al barone Alexandre-Daniel de Talleyrand, suo cugino. Il matrimonio viene celebrato solo con rito civile, in quanto il papa Pio VII concede sì la riduzione dell'ex vescovo allo stato laicale, ma non il permesso di contrarre matrimonio. Napoleone accetta quindi di averlo non solo come ministro, ma anche come consigliere.

Nella sua posizione di ministro degli affari esteri Talleyrand comincia a tessere una rete di relazioni che gli verranno molto utili in futuro. Partecipa attivamente alla formulazione dei trattati internazionali che seguono i numerosi conflitti scatenati dal Primo Console (poi Imperatore), ma non è un compito facile: Bonaparte non lascia infatti molto spazio ad altri nella gestione degli affari esteri. I trattati di Mortefontaine (che chiuse il contenzioso con gli Stati Uniti) e di Lunéville sono conclusi praticamente senza l'intervento di Talleyrand, ma da Napoleone e suo fratello Giuseppe, senza però che il ministro si faccia problemi: sa tenersi da parte quando è il caso e comunque approva la pace generale: sa che la Francia ne ha bisogno e ne ha bisogno soprattutto l'economia, nella quale lui stesso ha personali interessi (non ha perso infatti la sua passione per gli affari, che conduce con grande abilità e che lo arricchiscono notevolmente). Inoltre si tratta di negoziati senza grande importanza, che non lo interessano e che lascia volentieri alla volontà accentratrice del Primo Console, anche se svolge un ruolo importante quando viene inviato in missione a Milano, dove con la sua consumata abilità convince gli italiani a eleggere Bonaparte presidente della Repubblica Cisalpina. Napoleone dunque sa di aver bisogno del principe di Périgord, per la sua maestria diplomatica e soprattutto nel momento in cui decide un riavvicinamento alla nobiltà francese in vista della sua nomina a imperatore. Il trattato di Amiens (del 25 marzo 1802, ben più consistente dei precedenti sul piano internazionale), che sanciva la pace con l'Inghilterra e fu il più importante successo di politica estera del Consolato, viene invece concluso con il fondamentale contributo di Talleyrand, forte anche dei suoi buoni rapporti con la diplomazia d'Oltremanica. L'annessione del Piemonte alla Francia (11 settembre 1802) è invece un'operazione cui Talleyrand si dimostra subito ostile. Questo provvedimento infatti contrasta con i suggerimenti di Talleyrand, che propendeva per una restituzione dei territori conquistati nelle campagne di guerra in Europa, secondo un principio che ispirerà (promosso anche dallo stesso Talleyrand) il Congresso di Vienna del 1814.

Sempre su pressione del Bonaparte, ma pure con il suo aiuto finanziario, Talleyrand acquista nel 1801 il castello di Valençay: si tratta, con i suoi 120 km², di una delle più grandi dimore private dell'epoca. Talleyrand vi soggiorna regolarmente, in specie dopo i periodi di cure termali a Bourbon-l'Archambault. Nel castello saranno ospitati gli Infanti di Spagna, prigionieri di Napoleone.

Nel marzo 1804 avviene un fatto clamoroso, la cui responsabilità viene attribuita da molti al Talleyrand, se non altro come colui che lo ideò e lo consigliò a Napoleone: il rapimento e l'esecuzione del duca d'Enghien (21 marzo 1804). [20] Pare che sia proprio dopo l'eco d'indignazione sollevata in Europa da questo evento (il duca di Enghien fu prelevato per ordine di Napoleone da un reparto di cavalleggeri appartenenti alla Guardia imperiale comandati dal generale Ordener nel paese di Ettenheim, nel Baden, violando apertamente la sovranità di uno Stato estero) che Talleyrand abbia pronunciato la famosa frase (in realtà attribuita al collega Fouché): «È stato peggio di un crimine, è stato un errore». [21] Nelle sue memorie Napoleone comunque attribuirà solo a sé stesso la responsabilità dell'«errore».

Ormai divenuto gran ciambellano, Talleyrand riceve a Fontainebleau papa Pio VII (dal quale ha nel frattempo ottenuto la definitiva riduzione allo stato laicale), venuto a Parigi per incoronare Napoleone imperatore dei francesi e assiste il 2 dicembre 1804 alla sua consacrazione, da lui stesso promossa come garanzia della stabilità del nuovo regime. Assisterà poco dopo anche all'incoronazione del Bonaparte a re d'Italia in Milano (18 maggio 1805), pur essendovi contrario. Nel frattempo la politica di pacificazione europea perseguita da Talleyrand e dallo stesso Napoleone è naufragata: disattendendo i consigli del suo ministro, infatti, il neo-imperatore ha chiaramente manifestato una volontà di egemonia europea che gli ha nuovamente messo contro le altre potenze del continente, Gran Bretagna in testa, le quali si uniscono nella Terza coalizione, rompendo tutti i precedenti trattati di pace. Dopo la vittoria di Ulm, Talleyrand invia da Strasburgo un dispaccio all'imperatore in cui gli suggerisce di usare il successo appena conseguito per spingere l'Austria a costituire una Lega delle Potenze europee (Austria, Francia, Russia, Regno Unito e Prussia), allo scopo di garantire la pace del continente. Non verrà ascoltato.

Nel 1805 è comunque Talleyrand a firmare con molte riserve, dopo la brillante campagna d'Austria e la sfolgorante vittoria di Austerlitz (e dopo la disfatta navale di Trafalgar), il trattato di Presburgo, che pone fine alla guerra in maniera ancora favorevole alla Francia. In ogni caso il ministro non segue alla lettera le indicazioni di Napoleone e apporta alcune modifiche meno punitive al trattato, in particolare accordando uno "sconto" del 10% sulle riparazioni di guerra imposte dal vincitore: per questo Bonaparte lo accusa, infondatamente, di essere stato corrotto dagli Austriaci. In realtà egli ha cercato solo di mitigare, dove poteva, le clausole della pace, poiché riteneva che l'Austria fosse un elemento fondamentale dell'equilibrio e della stessa civiltà europea e dunque la Francia dovesse ricercarne la collaborazione e non la distruzione. Talleyrand intuisce a questo punto con il suo sesto senso che la via imboccata da Napoleone è senza uscita e rovinosa. Il genio militare di Bonaparte non sarà infatti sufficiente in eterno per tenere a bada le potenze europee coalizzate e il ministro comincia a perorare sempre di più presso l'imperatore la causa della pace della moderazione: sostiene (e i fatti gli daranno ragione) che è necessario attuare una politica che garantisca l'equilibrio tra potenze in Europa, che le nazioni più forti non prevarichino quelle più deboli e collaborino tra loro in un assetto nel quale i governi sono tali perché legittimamente costituiti e riconosciuti dalle diplomazie e dai popoli (gli stessi concetti che riproporrà, questa volta con successo, al Congresso di Vienna). È fin troppo evidente la critica allo strapotere francese e ai mercanteggiamenti di troni sui quali Napoleone pone invariabilmente suoi parenti senza alcuna legittimazione storica: la costruzione è interamente legata alla sua persona e per questo troppo fragile: Talleyrand lo sa e lo fa presente all'imperatore. Quest'ultimo, però, ormai accecato dall'ambizione, non se ne dà per inteso e comincia a sospettare del suo ministro, pur continuando a servirsi di lui. Il 12 luglio 1806 firma il trattato che dà vita alla Confederazione del Reno che lui ritiene, giustamente, solo uno strumento di dominio di Napoleone e non una garanzia della pace. Costretto a seguire l'imperatore da una capitale all'altra durante le continue campagne militari, il principe di Périgord, che alla vita movimentata di questi viaggi preferisce di gran lunga i comodi conversari dei salotti parigini, si disamora sempre più del Bonaparte, per il quale anni prima aveva avuto una quasi venerazione. Comincia infatti a intuire che l'ambizione di Napoleone è eccessiva e può portare la Francia alla rovina: Talleyrand teme per sé stesso e per la Francia l'imperatore comincia a intuire sempre di più la disaffezione del suo ministro, ma, conoscendo la sua abilità e intelligenza diplomatica, non intende privarsi della sua preziosa collaborazione. È in questo periodo che Talleyrand comincia a tessere una diplomazia parallela e segreta con lo zar di Russia Alessandro I e con l'Austria, allo scopo di accreditarsi come alternativa a Napoleone e assicurare a sé stesso e alla Francia un futuro dopo la sua caduta.

Nel 1806 Talleyrand è nominato principe regnante di Benevento, piccolo Stato fondato nella città sottratta allo Stato della Chiesa, come riconoscimento per i suoi servigi. Non si recherà mai in visita nel suo piccolo regno, delegando un ottimo governatore per il disbrigo delle incombenze di un capo di stato.


Private life

Talleyrand had a reputation as a voluptuary and a womaniser. He left no legitimate children, though he may have fathered illegitimate ones. Four possible children of his have been identified: Charles Joseph, comte de Flahaut, generally accepted to be an illegitimate son of Talleyrand the painter Eugène Delacroix, once rumoured to be Talleyrand's son, though this is doubted by historians who have examined the issue (for example, Léon Noël, French ambassador) the "Mysterious Charlotte", possibly his daughter by his future wife, Catherine Worlée Grand and Pauline, ostensibly the daughter of the Duke and Duchess Dino. Of these four, only the first is given credence by historians.

Aristocratic women were a key component of Talleyrand's political tactics, both for their influence and their ability to cross borders unhindered. His presumed lover Germaine de Staël was a major influence on him, and he on her. Though their personal philosophies were most different (she a romantic, he very much unsentimental), she assisted him greatly, most notably by lobbying Barras to permit Talleyrand to return to France from his American exile, and then to have him made foreign minister. He lived with Catherine Worlée, born in India and married there to Charles Grand. She had traveled about before settling in Paris in the 1780s, where she lived as a notorious courtesan for several years before divorcing Grand to marry Talleyrand. Talleyrand was in no hurry to marry, and it was after repeated postponements that Napoleon obliged him in 1802 to formalize the relationship or risk his political career. After her death in 1834, Talleyrand lived with Dorothea von Biron, the divorced wife of his nephew, the Duke of Dino.

Talleyrand's venality was celebrated in the tradition of the ancien régime, he expected to be paid for the state duties he performed—whether these can properly be called "bribes" is open to debate. For example, during the German Mediatisation, the consolidation of the small German states, a number of German rulers and elites paid him to save their possessions or enlarge their territories. Less successfully, he solicited payments from the United States government to open negotiations, precipitating a diplomatic disaster (the "XYZ Affair"). The difference between his diplomatic success in Europe and failure with the United States illustrates that his diplomacy rested firmly on the power of the French army that was a terrible threat to the German states within reach, but lacked the logistics to threaten the USA not the least because of the Royal Navy domination of the seas. After Napoleon's defeat, he withdrew claims to the title "Prince of Benevento", but was created Duke of Talleyrand with the style "Prince de Talleyrand" for life, in the same manner as his estranged wife. [13]

Described by biographer Philip Ziegler as a "pattern of subtlety and finesse" and a "creature of grandeur and guile", [14] Talleyrand was a great conversationalist, gourmet, and wine connoisseur. From 1801 to 1804, he owned Château Haut-Brion in Bordeaux. He employed the renowned French chef Carême, one of the first celebrity chefs known as the "chef of kings and king of chefs", and was said to have spent an hour every day with him. [15] His Paris residence on the Place de la Concorde, acquired in 1812 and sold to James Mayer de Rothschild in 1838, is now owned by the Embassy of the United States.

Talleyrand has been regarded as a traitor because of his support for successive regimes, some of which were mutually hostile. According to French philosopher Simone Weil, criticism of his loyalty is unfounded, as Talleyrand served not every regime as had been said, but in reality "France behind every regime". [16]

Near the end of his life, Talleyrand became interested in Catholicism again while teaching his young granddaughter simple prayers. The Abbé Félix Dupanloup came to Talleyrand in his last hours, and according to his account Talleyrand made confession and received extreme unction. When the abbé tried to anoint Talleyrand's palms, as prescribed by the rite, he turned his hands over to make the priest anoint him on the back of the hands, since he was a bishop. He also signed, in the abbé's presence, a solemn declaration in which he openly disavowed "the great errors which . . . had troubled and afflicted the Catholic, Apostolic and Roman Church, and in which he himself had had the misfortune to fall." He died on 17 May 1838 and was buried in Notre-Dame Chapel, [17] near his Castle of Valençay.

Today, when speaking of the art of diplomacy, the phrase "he is a Talleyrand" is used to describe a statesman of great resourcefulness and craft. [18]


Charles Maurice de Talleyrand-Périgord quotes

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord , 1st Prince of Benevento, then 1st Duke of Talleyrand, was a French politician and diplomat. After theology studies, he became in 1780 Agent-General of the Clergy and represented the Catholic Church to the French Crown. He worked at the highest levels of successive French governments, most commonly as foreign minister or in some other diplomatic capacity. His career spanned the regimes of Louis XVI, the years of the French Revolution, Napoleon, Louis XVIII, and Louis-Philippe. Those he served often distrusted Talleyrand but, like Napoleon, found him extremely useful. The name "Talleyrand" has become a byword for crafty, cynical diplomacy.

He was Napoleon's chief diplomat during the years when French military victories brought one European state after another under French hegemony. However, most of the time, Talleyrand worked for peace so as to consolidate France's gains. He succeeded in obtaining peace with Austria through the 1801 Treaty of Luneville and with Britain in the 1802 Treaty of Amiens. He could not prevent the renewal of war in 1803 but by 1805, he opposed his emperor's renewed wars against Austria, Prussia, and Russia. He resigned as foreign minister in August 1807, but retained the trust of Napoleon and conspired to undermine the emperor's plans through secret dealings with Tsar Alexander of Russia and Austrian minister Metternich. Talleyrand sought a negotiated secure peace so as to perpetuate the gains of the French revolution. Napoleon rejected peace and, when he fell in 1814, Talleyrand eased the Bourbon restoration decided by the Allies. He played a major role at the Congress of Vienna in 1814–1815, where he negotiated a favourable settlement for France and played a role in decisions regarding the undoing of Napoleon's conquests.

Talleyrand polarizes scholarly opinion. Some regard him as one of the most versatile, skilled and influential diplomats in European history, and some believe that he was a traitor, betraying in turn the Ancien Régime, the French Revolution, Napoleon, and the Restoration. Wikipédia


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