Phalange Espanola

Phalange Espanola

En octobre 1933, José Antonio Primo de Rivera fonda la Phalange Española (Falange espagnole). Dans son manifeste publié plus tard cette année-là, la Phalange condamnait le socialisme, le marxisme, le républicanisme et le capitalisme et proposait que l'Espagne devienne un État fasciste similaire à celui établi par Benito Mussolini en Italie.

Aux élections législatives de février 1936, la Phalange n'obtint que 0,7 % des voix. Après la victoire du Front populaire, la Phalange Española s'est rapidement développée et en juillet, elle comptait 40 000 membres.

Primo de Rivera a pleinement soutenu la rébellion militaire en juillet 1936 contre le gouvernement républicain et après le déclenchement de la guerre civile espagnole, la Phalange est devenue le mouvement politique dominant des nationalistes.

José Antonio Primo de Rivera a été capturé par les républicains le 6 juillet 1936. Il a été détenu en captivité jusqu'à son exécution à Alicante le 20 novembre 1936. Cela a laissé le mouvement sans chef fort et en avril 1937 le général Francisco Franco a eu peu de mal à unir la Phalange avec les carlistes et d'autres petits partis de droite pour former la Phalange Española Tradicionalista.

En octobre 1933, José Antonio Primo de Rivera, troisième marquis de Estella et fils aîné du dictateur, fonde la Phalange espagnole et captive l'imagination d'une grande partie de la classe ouvrière et de la jeunesse espagnole en leur proposant des idéaux qui n'ont pas leur place dans un régime sans joie ni ardeur. À une vision d'homme d'État et à un amour profond de son pays hérité de son illustre père, José Antonio a ajouté une conception poétique des affaires nationales. Il parlait d'une foi irrévocable dans les destinées d'un peuple uni, de la futilité des partis politiques et des luttes sans fin entre eux, de la nécessité de remplacer les slogans libéraux par un profond respect pour la liberté de l'homme. Il a demandé une croyance commune dans les buts fondamentaux de la vie, dénonçant ceux qui ont fait des promesses et ne les ont pas tenues. Il exige le respect des principes religieux qui forment la clé de voûte de l'histoire espagnole et encourage les membres de la nouvelle génération à ranimer leur sensibilité pour des entreprises à caractère universel telles que celles qui ont inspiré le passé de la nation. "La perspective de la violence ne nous intimidera pas, si la dialectique ne parvient pas à défendre la cause de la justice."

Nation, Unité, Empire

1. Nous croyons à la réalité suprême de l'Espagne. La tâche collective urgente de tous les Espagnols est de renforcer, d'élever et d'agrandir la nation. Tous les intérêts individuels, de groupe ou de classe doivent être subordonnés sans conteste à l'accomplissement de cette tâche.

2. L'Espagne est un destin indivisible en termes universels. Toute conspiration contre cet ensemble indivisible est répugnante. Tout séparatisme est un crime que nous ne pardonnerons pas. La Constitution en vigueur, dans la mesure où elle encourage la désintégration, offense le caractère indivisible du destin de l'Espagne. Nous exigeons donc son abrogation immédiate.

3. Nous sommes attachés à Empire. Nous déclarons que l'accomplissement historique de l'Espagne est l'Empire. Nous exigeons pour l'Espagne une position de premier plan en Europe. Nous ne tolérerons pas l'isolement international ou l'ingérence étrangère. En ce qui concerne les pays d'Amérique espagnole, notre objectif est l'unification de la culture, des intérêts économiques et du pouvoir. L'Espagne prétend que son rôle d'axe spirituel du monde hispanophone lui donne droit à une position de prééminence dans les affaires mondiales.

4. Nos forces armées - sur terre, en mer et dans les airs - doivent être suffisamment fortes et efficaces pour assurer à tout moment à l'Espagne une indépendance totale et un statut mondial qui sied à la nation. Nous rendrons aux forces terrestres, maritimes et aériennes toute la dignité publique qu'elles méritent, et nous veillerons à ce qu'une même vision martiale imprègne toute la vie espagnole.

5. L'Espagne se tournera à nouveau vers les routes maritimes pour sa gloire et sa richesse. L'Espagne visera à devenir une grande puissance maritime, pour les périodes de danger et pour le commerce. Nous exigeons pour la Patrie un statut égal dans les marines et sur les routes aériennes.

Etat, Individuel, Liberté

6. Notre État sera totalitaire au service de l'intégrité de la Patrie. Tous les Espagnols y participeront par leur appartenance à des familles, des municipalités et des syndicats. Nul n'y joue un rôle par l'intermédiaire d'un parti politique. Le système des partis politiques sera résolument aboli, avec tous ses corollaires : le suffrage inorganique, la représentation par factions en conflit et les Cortès telles que nous les connaissons.

7. La dignité humaine, l'intégrité de l'individu et la liberté individuelle sont des valeurs éternelles et intangibles. Mais la seule façon d'être vraiment libre est de faire partie d'une nation forte et libre. Personne ne sera autorisé à user de sa liberté contre les

l'unité, la force et la liberté de la Patrie. Une discipline rigoureuse empêchera toute tentative d'empoisonner ou de diviser le peuple espagnol, ou de l'inciter à aller à l'encontre du destin de la Patrie.

8. L'Etat national-syndicaliste permettra toute initiative privée compatible avec l'intérêt collectif et, en effet, protégera et stimulera celles qui sont bénéfiques.

Économie, travail, lutte des classes

9. Dans le domaine économique, nous considérons l'Espagne comme un énorme syndicat de tous ceux qui sont engagés dans la production. Afin de servir

intégrité économique nationale, nous organiserons la société espagnole selon des principes corporatifs en créant un système d'unions verticales qui représenteront les différentes branches de la production.

10. Nous rejetons le système capitaliste, qui méprise les besoins du peuple, déshumanise la propriété privée et transforme les travailleurs en masses informes enclines à la misère et au désespoir. Notre conscience spirituelle et nationale rejette également le marxisme. Nous canaliserons l'élan des classes laborieuses, aujourd'hui égarées par le marxisme, en exigeant leur participation directe à la formidable tâche de l'Etat national.

11. L'Etat national-syndicaliste ne se tiendra pas cruellement à l'écart des conflits économiques entre les hommes, et il ne regardera pas impassiblement la classe la plus forte subjuguer la plus faible. Notre régime rendra la lutte des classes totalement impossible, puisque tous ceux qui coopèrent à la production y constitueront un tout organique. Nous déplorons et prévenons à tout prix les abus d'intérêts partiels ainsi que l'anarchie dans le monde du travail.

12. Le but premier de la richesse est d'améliorer le niveau de vie de tous - et ce sera la politique déclarée de notre Etat. Il est intolérable que de grandes masses de gens vivent dans la pauvreté tandis que quelques-uns jouissent de tous les luxes.

13. L'État reconnaîtra la propriété privée comme un moyen légitime d'atteindre des fins individuelles, familiales et sociales, et la protégera contre les abus de la haute finance, des spéculateurs et des usuriers.

14. Nous défendrons l'évolution vers la nationalisation de la banque et la reprise des grands services publics par les entreprises.

15. Tous les citoyens espagnols ont le droit de travailler. Les institutions publiques assureront un entretien adéquat pour ceux qui sont involontairement sans travail. Pendant que nous nous dirigeons vers la nouvelle structure d'ensemble, nous conserverons et augmenterons tous les avantages que les travailleurs retirent de la législation sociale actuelle.

16. Tout Espagnol qui n'est pas invalide a le devoir de travailler. L'Etat national-syndicaliste n'aura pas la moindre considération pour ceux qui ne remplissent aucune fonction mais qui s'attendent à vivre comme des hôtes aux dépens des efforts des autres.

Terre

17. Il est urgent d'élever le niveau de vie dans les zones rurales, dont l'Espagne dépendra toujours pour sa nourriture. Pour cette raison, nous nous engageons à la mise en œuvre stricte d'une réforme économique et sociale de l'agriculture.

18. Dans le cadre de notre réforme économique, nous renforcerons la production agricole par les mesures suivantes :

En garantissant à tous les agriculteurs un prix minimum adéquat pour leurs produits.

En veillant à ce qu'une grande partie de ce qui est aujourd'hui absorbé par les villes en paiement de leurs services intellectuels et commerciaux soit restituée à la terre, afin de doter suffisamment les zones rurales.

En organisant un véritable système de crédit agricole national qui prêtera de l'argent aux agriculteurs à faible taux d'intérêt, garantissant ainsi leurs biens et leurs récoltes et les libérant de l'usure et du mécénat.

En diffusant l'éducation relative aux questions d'agriculture et d'élevage.

En rationalisant la production en fonction de l'adéquation du terroir et des débouchés disponibles pour ses produits.

En promouvant une politique tarifaire protectionniste couvrant l'agriculture et l'élevage du bétail.

En accélérant la construction d'un réseau hydraulique.

En rationalisant les exploitations pour éliminer à la fois les vastes domaines non pleinement exploités et les petites exploitations non rentables en raison de leur faible rendement.

19. Nous réaliserons une organisation sociale de l'agriculture au moyen des mesures suivantes :

En redistribuant à nouveau toutes les terres arables pour favoriser les exploitations familiales et en donnant aux agriculteurs tous les encouragements à adhérer à l'union.

En sauvant de leur misère actuelle les masses de gens qui s'épuisent à gratter sur un sol aride, et en les transférant vers de nouvelles exploitations de terres arables.

20. Nous lancerons une campagne inlassable de reboisement et d'élevage, imposant des sanctions sévères à quiconque y fait obstacle, et recourant même temporairement à la mobilisation forcée de toute la jeunesse espagnole pour la tâche historique de reconstituer les richesses de notre pays.

21. L'Etat aura le pouvoir de confisquer sans dédommagement toute terre dont la propriété a été acquise ou dont la jouissance a été illicite.

22. Une priorité de l'Etat national-syndicaliste sera de restituer aux villages leurs biens communaux.

Nationale, Éducation, Religion

23. C'est une mission fondamentale de l'Etat d'imposer une discipline rigoureuse à l'éducation qui produira un esprit national fort, solidaire et remplira l'âme des générations futures de joie et de fierté de leur Patrie. Tous les hommes recevront une formation préliminaire pour les préparer à l'honneur d'être admis dans les forces nationales espagnoles.

24 . La culture sera organisée de manière à ce qu'aucun talent ne se perde faute de financement. Tous ceux qui le méritent auront un accès facile même à l'enseignement supérieur.

25. Notre Mouvement intègre l'esprit catholique, qui a été traditionnellement glorieux et prédominant en Espagne, dans la reconstruction de la nation. L'Église et l'État se mettront d'accord sur les domaines de leurs pouvoirs respectifs, mais aucune ingérence de l'Église ou toute activité susceptible de porter atteinte à la dignité de l'État ou à l'intégrité de la nation ne sera tolérée.

La chemise bleue, avec le style romain de salut avec le bras complètement étendu, est le symbole universel que la Phalange a contribué à la résurrection nationale et impériale de l'Espagne.

La chemise Phalange est un symbole universel. Tout comme l'était la toge au temps des Césars. Tout comme l'habit monastique militant l'était à l'époque médiévale. Tout comme la redingote était censée l'être plus tard au siècle des Lumières. Et la redingote à l'époque du libéralisme. Et tout comme les salopettes sont chez les socialistes marxistes.

Le maillot en est venu à représenter la nouvelle universalité catholique que défend la Phalange. Ce n'est pas un sous-vêtement, mais plutôt une robe extérieure. Au lieu d'être un vêtement honteux, c'est un costume, un vêtement entier, un vêtement totalitaire. Affirmant et agressif.

Aujourd'hui, les peuples du monde se différencient non seulement dans la façon dont ils ouvrent et ferment leurs poings, mais aussi dans le fait qu'ils portent ou non une chemise, qu'ils la cachent ou la montrent.

Et la chemise est revenue - avec l'Histoire - comme un symbole catégorique de première ligne, juste au moment où les gens qui n'ont besoin que de ce vêtement élémentaire pour vivre et commander ont ressuscité une fois de plus dans le monde. Les peuples du soleil et du ciel bleu contre les peuples de la pluie et de la neige.

Les peuples des bergers et des agriculteurs contre les peuples des machines et du matérialisme. Rome contre Londres et l'Espagne contre Moscou.


L'Espagne d'abord : Le retour de la Phalange

Après 1975, les restes de la Phalange Española de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista de Franco ont été dispersés à travers l'Espagne et ont trouvé un soutien minimal malgré les tentatives de consolidation du pouvoir au cours des premières années de la démocratie. De nombreux partis politiques ont aspiré à s'approprier la Phalange au cours des quarante années suivantes, en disparaissant pour la plupart. En 1976, un parti politique composé de certains des membres les plus radicaux de l'ancienne Phalange, se reconstitue en un nouveau parti politique, la Phalange Española de las JONS.

La nouvelle Phalange Española de las JONS a pris ses distances avec Franco et a plutôt tenté d'enchaîner son histoire à José Antonio Primo de Rivera, le fondateur du premier parti fasciste espagnol, la Phalange Española. Depuis 1939, l'héritage de José Antonio était soigneusement gardé par sa sœur, Pilar Primo de Rivera, qui veillait à ce que sa biographie soit incluse dans les manuels scolaires pour enfants, et rééditait également les œuvres de son frère à travers la Sección Feminina, la section féminine de la Phalange. En 1997, la Phalange Española de las JONS a connu une crise car nombre de ses membres se sont séparés en un autre parti radical de droite, simplement appelé « La Phalange ».

Début 2018, enhardis par la réémergence d'une droite radicale sous la forme de Vox, les partis phalangistes et de droite radicale auparavant marginalisés et subdivisés ont créé une alliance ou un front identitaire. Il a emprunté à la rhétorique du président américain Donald Trump et à l'idéologie et à l'esthétisme d'autres groupes « identitaires » en Europe pour créer leur propre coalition « Identidad Española ». Composé de quatre partis de droite, la Phalange Española de las JONS, La Phalange, Democracia Nacional et Alternativa Española, se surnomment eux-mêmes "ADÑ". ADÑ, ou "UNENTE ÀO ESPA??A, se traduit par « Spain First », très probablement inspiré par la plate-forme « America First » de Donald Trump, démontrant l’utilité de la rhétorique trumpienne pour les parités fascistes. Plutôt qu'une rhétorique explicitement anti-immigrés, comme Trump, ADÑ demande de « contrôler efficacement nos frontières ».

Avec un peu moins de 2 000 abonnés sur Facebook, ADÑ tente une esthétique minimaliste et utilise le slogan « Somos como somos ». Somos como tú. Pensamos como tú !’ [Nous sommes comme nous sommes. Nous sommes comme vous. Nous pensons comme vous !]. Dans de courtes vidéos et lors de réunions locales, ADÑ utilise souvent la guitare classique espagnole pour évoquer une sorte d'ambiance « typiquement espagnole ».

« REPRENDRE LA TRADITION CHRÉTIENNE COMME BASE DES VALEURS ET DE LA CULTURE EUROPÉENNE

Face aux idéologies qui cherchent à reconfigurer nos sociétés selon une nouvelle anthropologie, l'Espagne doit réaffirmer ses valeurs traditionnelles. Des valeurs de dignité et de liberté qui constituent l'héritage de l'Europe qui mérite d'être sauvé. Un réarmement moral est nécessaire pour nous conduire à être l'avant-garde de la défense de la vie et de la famille naturelle.

L'Europe ne peut pas abriter en son sein des États fondés sur des cultures étrangères à la civilisation chrétienne qui mettent en péril notre culture et notre modèle de coexistence.

ADÑ a eu des réunions à Carthagène (Murcie), Almeria, Madrid et Valladolid. Une femme, Magdalena, souvent avec un homologue masculin, ouvre des rassemblements en utilisant une tactique destinée à faire appel aux points communs entre les Espagnols. Les phrases incluent : " J'aime me promener dans la ville " " Je m'occupe de ma famille " " Je suis honnête " " Je fais partie de l'église " " Je suis très fier de faire partie de l'Espagne " " Je suis tout à propos de la paella" "Et qui ne l'est pas ?" Ils poursuivent : "Nous sommes pour la défense de la vie. Nous sommes des valeurs. Nous sommes heureux, passionnés ». Viennent ensuite des discours plus explicitement nationalistes de la part des chefs de parti.

A Almeria, Magdalena a rompu avec son ouverture habituelle, mais a tout de même tenté de rassembler le public, cette fois contre la gauche : « Tolérance démocratique ! Ils nous appellent des fascistes, mais je les appelle des lâches ! Lâches! Ils n'osent pas nous laisser parler. Ils n'osent pas d'abord écouter, puis poser des questions ou critiquer ensuite ce qu'ils jugent nécessaire ».

En ce moment, Magdalena ne nie pas l'étiquette de «fasciste», mais démontre plutôt sa frustration face au refus de la gauche de débattre des droits humains fondamentaux des réfugiés, des personnes de couleur et des homosexuels.

ADÑ et Vox se positionnent tous deux pour tirer parti des médias sociaux, de l'esthétique du 21e siècle, de l'eurosceptisme, de la méfiance envers le Partido Popular centriste et des craintes populaires croissantes d'un changement démographique afin d'insuffler leur discours de droite radicale dans la sphère publique. Bien sûr, il s'agit d'une tactique que l'on voit dans toute l'Europe - faisant écho à des tactiques pionnières telles que «Britain First» au Royaume-Uni.

Plus pertinemment, cependant, cette démonstration de transnationalisme est démontrée par le président de Democracia Nacional, l'une des composantes de l'ADÑ, qui siège également au conseil d'administration de l'« Alliance pour la paix et la liberté » transeuropéenne, une alliance de droite radicale qui a reçu financement du Parlement européen en 2016 et 2017. Certes, bien que ces partis politiques de droite radicale se situent à l'opposé de l'Union européenne, ils sont plus que disposés à utiliser les systèmes auxquels ils s'opposent pour en tirer un avantage financier. Plus inquiétant, ces projets financés plus mainstream permettent à l'AND de retrouver son chemin dans le mainstream.

Dr Louie Dean Valencia-García est Senior Fellow au CARR et professeur adjoint d'histoire numérique à la Texas State University. Son profil peut être trouvé ici.

©Louie Dean Valencia-García. Les opinions exprimées sur ce site Web sont des contributeurs individuels et ne reflètent pas nécessairement celles du Centre d'analyse du droit radical (CARR). Nous sommes heureux de partager des documents inédits avec la communauté sous licence Creative Commons 4.0 (Attribution-NoDerivatives).


A l'origine le Phalange Española, l'organisation a adopté le nom Phalange Española de las J.O.N.S., ou Phalange espagnole des assemblées de l'offensive syndicale nationale, après sa fusion en 1934 avec la Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista ou Les syndicats de l'offensive national-syndicaliste. En 1937, l'organisation est connue sous le nom de Phalange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista après une nouvelle fusion avec la communion traditionnelle carliste. La Phalange était le seul parti légal en Espagne après que Francisco Franco eut renversé le gouvernement du Front populaire aligné sur les Soviétiques lors de la guerre civile espagnole.

Le régime de Francisco Franco qui a survécu à la Seconde Guerre mondiale n'est généralement pas considéré comme ayant été fasciste ou s'être transformé en un régime non fasciste.

Après 1975, lorsque l'Espagne s'est transformée en une démocratie libérale, la Phalange a perdu le pouvoir. De plus, cela a divisé la Phalange, plusieurs groupes revendiquant le nom phalangiste.


Phalangisme

phalangisme (Falangismo en espagnol) était et est toujours une idéologie politique de la Phalange Española de las JONS puis de la Phalange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista. Le phalangisme est considéré comme une idéologie fasciste ou nationaliste. Sous le dirigeant fasciste Francisco Franco, de nombreux éléments radicaux du phalangisme considérés comme fascistes ont été dilués et il est devenu une énorme idéologie autoritaire et conservatrice appartenant à l'Espagne franquiste. Parmi les opposants aux changements de Franco dans le parti figurent l'ancien chef de la Phalange, Manuel Hedilla. Le phalangisme met fortement l'accent sur l'identité religieuse catholique, bien qu'il ait eu des opinions laïques sur l'influence directe de l'Église dans la société, car il croyait que l'État devrait avoir l'autorité suprême sur la nation. Le phalangisme a souligné le besoin d'autorité, de hiérarchie et d'ordre dans la société. Le phalangisme est anticapitaliste, antidémocratique et antilibéral. Β]

Le manifeste original de la Phalange, les « Vingt-six points », déclarait que le phalangisme soutenait : l'unité de l'Espagne et l'élimination du séparatisme régional l'établissement d'une dictature dirigée par la Phalange utilisant la violence pour régénérer l'Espagne a favorisé la renaissance et le développement de la Empire une révolution sociale à créer : une économie syndicaliste nationale qui crée des syndicats nationaux d'employés et d'employeurs pour organiser et contrôler mutuellement l'activité économique, la réforme agraire, l'expansion industrielle, le respect de la propriété privée à l'exception de la nationalisation des facilités de crédit pour empêcher l'usure capitaliste . Il soutient la criminalisation des grèves des employés et des lock-out des employeurs en tant qu'actes illégaux. Le falangisme soutient que l'État a compétence pour fixer les salaires. Sous Franco, la Phalange a abandonné ses tendances anticapitalistes d'origine, déclarant que l'idéologie était pleinement compatible avec le capitalisme. Cependant, la Phalange de l'ère franquiste a soutenu le développement de coopératives non capitalistes telles que la Mondragon Corporation, car elle a renforcé la revendication franquiste de l'inexistence des classes sociales en Espagne pendant son règne. Ζ]

La Phalange espagnole et ses filiales dans les États hispaniques du monde entier ont promu une forme de panhispanisme connue sous le nom de Hispanité qui a favorisé l'union culturelle et économique des sociétés hispaniques à travers le monde. Η]

Le phalangisme a attaqué à la fois la gauche et la droite politiques comme ses "ennemis", se déclarant n'être ni de gauche ni de droite, mais une troisième position syncrétique. Cependant, des sources savantes qui examinent le falangisme le placent à droite politique. ⎗]


Hablar de la Phalange es nombrar a España

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Homme en uniforme debout avec un drapeau de la Phalange dans une main et un drapeau espagnol dans l'autre

Alors que la plupart des affiches de cette exposition proviennent de l'Espagne républicaine, cette affiche provient de l'Espagne nationaliste. Le thème prédominant de cette affiche est évidemment l'unité. Un soldat de la Phalange se tient entre deux drapeaux. Le drapeau à gauche, avec les bandes rouges et jaunes traditionnelles, représente l'Espagne nationaliste et monarchiste. Celui de droite, aux couleurs révolutionnaires noir et rouge, représente l'Espagne républicaine et ses différents groupes révolutionnaires. Les drapeaux se touchent presque derrière le soldat dans une représentation forte du pouvoir de la Phalange pour apporter l'unité à l'Espagne. Pourtant, il n'y a aucune illusion dans cette image. Il est significatif qu'un soldat tienne les deux drapeaux en ce sens qu'il sert à reconnaître que la force militaire semble être le seul moyen de réaliser une Espagne unifiée.
La Phalange était un mouvement nationaliste extrême formé à Madrid en octobre 1933 par José Antonio Primo de Rivera. Peu de temps après sa formation, la Phalange a fusionné avec la Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalist (JONS) et a étendu son nom à la Phalange Española de las JONS. En 1934, la nouvelle Phalange expose ses grands principes dans un programme en vingt-sept points qui met l'accent sur l'unité espagnole, un gouvernement fort, un système syndical national incorporé, la nationalisation des banques et du crédit, la force militaire, le traditionalisme et l'expansion impériale. En opposition aux révolutions socialistes ou marxistes, la Phalange a déclaré son soutien à la « révolution nationale » et, dans un premier temps, s'est identifiée comme un mouvement fasciste. Alors que le terme fascisme devenait de plus en plus associé aux mouvements étrangers, la Phalange s'est éloignée de l'étiquette afin de faire avancer son programme nationaliste.
Lorsque le Front populaire, coalition politique de socialistes, communistes et républicains, remporte les élections de février 1936, la Phalange ne compte que 10 000 membres. L'organisation se développera considérablement pendant la guerre. Au moment des premiers soulèvements de Franco et d'autres généraux dans toute l'Espagne, les dirigeants de la Phalange ont promis leur soutien aux insurgés nationalistes. Entre 1937 et 1939, plus de 250 000 volontaires ont servi dans les unités militaires de la Phalange, dont beaucoup ont servi dans les unités civiles de la Phalange à l'arrière-garde. En avril 1937, Franco prit le contrôle de l'organisation, la fusionna avec les carlistes et la rebaptisa Falange Española Traditionalista (FET) ou FET de las JONS (comme indiqué sur l'affiche). Par conséquent, le FET a été élevé au statut d'État partie officiel.
Il est clair que le FET de las JONS a réalisé cette affiche comme en témoignent le joug et les flèches - un symbole commun de l'organisation. L'artiste est inconnu.

1 estampe (affiche) : lithographie, 3 col. 70x60cm

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Exposition en ligne

Madrid ?, F.E.T. y de las J.O.N.S. (sp)

Utilisation : Ce travail est disponible à la bibliothèque de l'UC San Diego. Cette copie numérique de l'œuvre est destinée à soutenir la recherche, l'enseignement et l'étude privée.


Le « semi-fascisme » espagnol

José Antonio Primo de Rivera, 1934.

Fondo Marín, Pascual Marín/Wikimedia Commons

Extrait de Une histoire du fascisme, 1914-1945 par Stanley G. Payne. Publié par l'Université du Wisconsin Press.

Cet article complète le fascisme, un Académie de l'ardoise. Pour en savoir plus et vous inscrire, visitez Slate.com/Fascisme.

La politique fasciste a été introduite en Espagne en plusieurs étapes, toutes infructueuses, avant le déclenchement de la guerre civile en 1936. Le champion initial de l'idée fasciste était l'esthète d'avant-garde Ernesto Giménez Caballero (« le D'Annunzio espagnol »), qui a annoncé publiquement son fascisme en 1929, et a été bientôt presque complètement mis au ban de l'establishment culturel espagnol à prédominance libérale, devenant ce qu'il a lui-même appelé «un Robinson Crusoé littéraire». Le fascisme de Giménez Caballero a été dérivé directement de Rome. (Sa femme était italienne.)

Giménez Caballero n'était cependant pas un organisateur politique et le premier groupe politique fasciste en Espagne a été créé par Ramiro Ledesma Ramos, un diplômé universitaire sous-employé qui s'était spécialisé en mathématiques et en philosophie. Là encore, l'inspiration est principalement italienne, sa petite bande s'appelant Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (un peu l'équivalent de Fasci Italiani di Combattimento) et sa publication hebdomadaire La Conquista del Estado (« La conquête de l'État »). Pourtant, si Ledesma s'est inspiré de l'Italie (et aussi en partie de l'Allemagne : il a affecté temporairement une coiffure hitlérienne), et le programme officiel du JONS, visant un « État syndicaliste national », pourrait être lu comme une copie conforme des idées. et les objectifs du fascisme italien, Ledesma a préféré ne pas utiliser l'étiquette, réalisant qu'elle était contre-productive dans l'atmosphère espagnole généralement libérale de gauche. 1

Les JONS sont restés totalement isolés au niveau de la petite secte, s'appuyant principalement sur les étudiants universitaires et secondaires. Au cours de ses deux ans et demi d'existence indépendante (1931-1934), le JONS n'a pas eu le moindre impact sur les affaires espagnoles.

Une tentative plus vigoureuse et mieux financée d'un fascisme espagnol a été tentée par des secteurs de la droite en 1933. Le triomphe d'Hitler a stimulé l'intérêt pour l'Espagne, pas tellement parmi les fascistes potentiels - dont il semblait y avoir peu dans la péninsule - mais parmi les radicaux de droite ou radicaux de droite potentiels, qui étaient nettement plus nombreux. Au cours de l'été 1933, les financiers basques sont allés chercher le chef d'un potentiel fascisme espagnol contre-révolutionnaire et démagogique. Bien qu'ils aient apporté un léger soutien à Ledesma et au JONS, ces derniers ont été jugés à la fois trop radicaux et trop insignifiants pour mériter un soutien majeur.

Le principal chef d'un prétendu fascisme espagnol qui s'est manifesté à l'été et à l'automne 1933 était José Antonio Primo de Rivera, fils aîné du défunt dictateur, le général Miguel Primo de Rivera, qui a régné de 1923 à 1930. Il a d'abord évolué d'un monarchisme autoritaire conservateur à une forme plus radicale d'autoritarisme nationaliste. En 1933, le jeune Primo de Rivera - bientôt connu sous le nom de José Antonio - s'était intéressé à quelque chose comme le fascisme (à l'italienne) en tant que véhicule pour donner forme et contenu idéologique au régime autoritaire national tenté avec tant d'incertitude et d'échec. par son père. Contrairement à Ledesma, José Antonio n'était pas opposé à l'utilisation de l'étiquette fasciste, bien que le nouveau mouvement qu'il a fondé avec un groupe de collègues en octobre 1933 ait finalement été appelé par le titre plus original de Phalange Española (« Phalange espagnole »).

La Phalange a commencé avec un soutien financier beaucoup plus important de la part des grandes entreprises enclines à la droite radicale que le JONS, ce qui a incité le JONS à fusionner avec elle au début de 1934. (L'organisation résultante s'appelait Falange Española de las JONS.) Au cours des deux années suivantes. , et en fait jusqu'au début de la guerre civile, la Phalange se distinguait avant tout par son insignifiance. Comme la Garde de fer roumaine, elle s'est appuyée d'abord sur sa clientèle étudiante, mais contrairement au mouvement roumain, elle a complètement échoué à générer un soutien plus large des classes inférieures ou moyennes.

Cette période dans le désert a cependant donné aux dirigeants du mouvement le temps de réfléchir à ce qu'ils faisaient. Après environ un an, José Antonio Primo de Rivera a commencé à se déplacer «à gauche», alors que le syndicalisme national des phalangistes prenait des connotations plus radicales socialement. Il y eut une réaction quelque peu tardive au danger de mimétisme, et avant la fin de 1934, la plupart des phalangistes niaient être des fascistes. En 1935, la critique du corporatisme italien comme trop conservateur et capitaliste – une critique assez courante parmi les types les plus radicaux de fascistes et de nazis à l'étranger – était reprise par certains dirigeants phalangistes, dont Primo de Rivera.

Tout cela était quelque peu déconcertant pour les fascistes italiens. Au cours de la phase de « fascisme universel » du milieu des années 1930, les taxonomistes italiens ont décidé de manière assez peu concluante que les phalangistes étaient en effet des fascistes en raison de leur croyance en « l'autorité, la hiérarchie, l'ordre » et leur « mysticisme » phalangiste anti-matérialiste. 3 José Antonio, pour sa part, a reconnu que tous les mouvements de « renouveau nationaliste » opposant le marxisme, le libéralisme et l'ancien conservatisme avaient des points communs mais présentaient aussi des différences nationales prononcées. La droite espagnole ayant cessé de soutenir un fascisme plus radical, la Phalange a figuré sur la masse salariale étrangère du régime italien pendant environ neuf mois en 1935-1936. 4

Que le falangisme ait présenté certaines caractéristiques distinctes qui lui sont propres est indéniable, mais cela ne l'a pas empêché de partager presque toutes les qualités et caractéristiques générales qui composeraient un inventaire du fascisme générique. En tant qu'hypernationalistes, tous les groupes fascistes ont par définition révélé certains traits nationaux distincts. Dans le cas espagnol, le falangisme différait quelque peu du fascisme italien par son identité religieuse catholique de base (bien que politiquement anticléricale), car cela était central au falangisme et seulement marginal au fascisme. Le concept phalangiste de « l'homme nouveau » incorporait ainsi presque toutes les qualités du héros catholique traditionnel, tout en les fusionnant avec des éléments du XXe siècle.

José Antonio Primo de Rivera remained a highly ambivalent figure, perhaps the most ambiguous of all European national fascist leaders. Major personal characteristics—such as a fastidious aestheticism combined with a genuine if sometimes contradictory sense of moral scruple, a cultivated intellectual sense of distance and irony, and, for a Spanish politician, a remarkably limited spirit of sectarianism and group rivalry—may have disqualified him for successful leadership. There is abundant testimony that he considered abandoning the project at several points but could not escape the commitment imposed by the deaths and sacrifices of other members of the movement.

Of all national fascist leaders, he was probably the most repelled by the brutality and violence associated with the fascist enterprise. He stopped using the term fascist before the end of 1934 and the term totalitarian before the end of 1935. He would occasionally refer to rightist conspirators as “fascist wind­bags.” Yet however diffident and differential his approach may have been, he never renounced the fascist goals in politics. In the post-fascist era his admirers have made much of José Antonio’s “humanism,” his opposition to total dictatorship, his stress on the individual personality and “man as the bearer of eternal values,” and his Catholicism. 5 Yet in the José Antonian formulation these do not necessarily contradict fascism fairly similar formulations might be found by some nominally leading members of Italy’s PNF.

Large sectors of the Spanish right were becoming “fascistized,” as Ledesma aptly put it, in one or more superficial senses, but the erstwhile fascist movement itself was worse than anemic. Anti-fascism had been strong among the left from 1932 on, but it was precisely the leftists who registered, as Ledesma commented ironically, the only truly “fascist” activity in Spain in violence and direct action. In its first phases, Falangism seemed so fastidious, rhetorical, and averse to direct action that rightist critics labeled it “franciscanism“ rather than fascism. After Ledesma broke with Primo de Rivera and the Falange, the question mark that he placed in the title of his memoir Fascismo en España? seemed fully appropriate. In the final elections of 1936 the Falange registered only forty-four thousand votes in all Spain, about 0.7 percent of all ballots cast, revealing fascism as weaker in Spain than in any other large continental European country.

The profound debility of fascism, so long as the regular Spanish political system existed had several causes. The absence of any strong sense of Spanish nationalism deprived fascism of that key rallying point. In Spain mobilized nationalism was inverted: It was expressed through the intense “peripheral nationalism” of Catalans and Basques, directed against the unified Spanish nation-state. Another key factor was the limited secularization of rural and provincial society in much of Spain, particularly in the north. There, the most obvious and attractive cross-class alternative to liberal or leftist politics was political Catholicism. Moreover, the nominal electoral success of the conservative Catholic political party CEDA (the Spanish Confederation of Autonomous Right-Wing Groups) from 1933 down to early 1936 gave this tactic the appearance of victory. Fascism enjoyed much less cultural reinforcement in Spain than in central Europe, for the cultural and intellectual revolution of the 1890s had achieved less resonance in the peninsula. There was a rightist Catholic culture of considerable force, but not a secular-vitalist-Darwinist cultural environment of any vigor. As far as political revolutionism was concerned, the left seemed able to enforce a monopoly of its several brands it enjoyed greater political success and support in Spain than in any other country in the world during the 1930s. There remained less of an outlet for fascism as the consummation of a frustrated, deviant revolution there than in central Europe.

Civil war produced a polarized revolutionary-counterrevolutionary conflict in which leadership passed completely into the hands of the insurgent Nationalist military who created the Francisco Franco regime in 1939. Growth of Falangist membership to several hundred thousand during the first year of the civil war was not in itself decisive, for death in battle and execution had decapitated the movement, while military dictatorship in the Nationalist zone totally subordinated it.

Core Falangists, the camisas viejas (literally “old shirts”), played only a small role in the new state and held only a small minority of positions in the new system. They did not even control all of the administration of the new state party, the Falange Española Tradicionalista. Addition of the last adjective, reflecting the nominal fusion with the Carlists (traditionalists who wanted to install a monarchy), underscored the major right-wing limitations to the fascism of the new regime. That early Franquism contained a major component of fascism is undeniable, but it was so restricted within a right-wing, praetorian, Catholic, and semipluralist structure that the category of “semifascist” would probably be more accurate. 6

And yet, the same adjective might be applied not inaccurately to Mussolini’s Italy, and the similarities between that regime and early Franquism are greater than is sometimes thought. Foreign policy and international context marked the sharpest points of divergence, for the ultimate structure of the Franco regime was largely dependent on world affairs. Whereas Mussolini tried to play a major independent role from 1933 on, Franco had no illusions that he need not wait on events. Had Hitler won the war, there seems little doubt that Franquism would have become less conservative and rightist and more radical and overtly fascist in form. But both regimes used subordinated state fascist parties that were merged with and subsequently incorporated unindoctrinated nonfascist elements. Both permitted limited pluralism in national society and institutions under executive dictatorship. In neither case was the institutionalization of the regime developed primarily by revolutionary fascist ideologues, but more commonly by monarchist theoreticians of the radical right, together with fascistic moderates. In both cases the challenge of militant fascist national syndicalism was soon faced and thoroughly subordinated.

De A History of Fascism, 1914-1945 by Stanley G. Payne. Reprinted by permission of the University of Wisconsin Press. Copyright 1996 by the Board of Regents of the University of Wisconsin System. Tous les droits sont réservés.

1. As the organizational—and to a large degree ideological—founder of Spanish fascism, Ledesma has been the subject of two full-length biographies, both entitled Ramiro Ledesma Ramos. The first, by Tomás Borrás (Madrid, 1972), is descriptive, superficial, and hagiographic. The second, by José M. Sánchez Diana (Madrid, 1975), has somewhat greater analytic depth.

2. For taxonomic purposes, it might be pointed out that a tiny right radical Spanish Nationalist Party had been organized by a physician named Albiñana in 1930. Albiñana early adopted more than a few of the trappings of fascism, stressing imperial expansion on the one hand and a broad, economically reformist state syndicalism on the other. He organized his own minuscule “Legion” for street battle and at one point apparently hoped to develop a mass movement. After 1933, he dropped his most fascistic overtones in favor of a more orthodox and conservative right radicalism. The only pertinent study is in M. Pastor, Los orígenes del fascismo en España (Madrid, 1975), 38–61.

3. M.A. Ledeen, Universal Fascism (New York, 1972), 100, 110–11.

4. J. F. Coverdale, Italian Intervention in the Spanish Civil War (Princeton, 1975), 50–64.

5. The most systematic study of the Falangist leader’s political thought is N. Meuser, “Nation, Staat und Politik bei José Antonio Primo de Rivera,” Ph.D. diss., University of Mainz, 1993. In Spanish, see A. Muñoz Alonso, Un pensador para un pueblo (Madrid, 1969). Cf. C. de Miguel Medina, La personalidad religiosa de José Antonio (Madrid, 1975).

6. Mihaly Vajda concluded that the F ranco regime could not be considered fascist “since it did not come to power as a mass movement applying pseudo-revolutionary tactics but as an open adversary of revolutionary power, a counter-revolution.” Vajda, Fascism as a Mass Movement (London, 1976), 14.


José Antonio and the Spanish Falange

THE FALANGE Española was preceded by several similarly oriented organizations which favored a corporate state, nationalism, and respect for tradition and social justice, while vigorously opposing parliamentarianism, class struggle and the money power. One such group, the Partido Nacionalista Español, was founded in 1930 by a neurologist named José María Albiñana and patterned after the French Camelots du Roi. (ILLUSTRATION: José Antonio Primo de Rivera)

Violently nationalist and authoritarian, it introduced the Roman salute into Spanish politics. In 1932 it was reorganized as the Spanish equivalent of the movements of Hitler and Mussolini, but it supported the monarchy and religion. Repeated arrests of Albiñana kept his party in the small-fry category.

The most important pre-Falange Fascist organization was put together by Ramiro Ledesma Ramos, a young, unkempt, opinionated postal clerk and philosophy student who in the spring of 1931, just before the end of the monarchy, started a political weekly La Conquista del Estado. Although Ramos and his band received help from the monarchist propaganda fund of Admiral Aznar’s government, the journalistic venture lasted only seven months. In this short time, however, the paper established the essential features of Spanish National Syndicalism and exerted a strong influence over a growing number of intellectuals who were dissatisfied, as Stanley G. Payne has written in Falange (1961, p. 12), with “both the atomistic individualism of liberal systems and the fatalistic impersonality of Marxism.”

Meanwhile, another young crusader, Onésimo Redondo Ortega, who came from a family of peasants and priests, was organizing workers in his native Castille. His experience as a lecturer in Mannheim, Germany, had acquainted him with National Socialist thought, which he attempted to reconcile with his own intense Catholicism. Youthful, vigorous, handsome and passionate, Redondo was obsessed with three goals: national unity, the primacy of traditional Spanish values and social justice. In June 1931, he founded the weekly Libertad.

A few months later, Ledesma and Redondo agreed to combine their efforts and launched the Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (JONS), the first Spanish National Syndicalist organization. What JONS lacked in coherent ideology, it made up for in enthusiasm and spirit. While the Jonsistas chose the yoked arrows of the Catholic kings to symbolize their goal of a restored Spanish empire, Ledesma coined the slogan Arriba! The group also adapted the red-black-red anarchist banner to signify its radical aims. All of these trademarks of National Syndicalism would later be adopted by the Falange, and even today they are still recognized as official symbols of the Spanish state.

Ledesma and Redondo worked poorly together, so JONS made only limited progress in its first two years of independent existence. The two leaders had little understanding of practical or tactical questions and failed signally to make their ideology attractive to the general public.

The General’s Son

The birth of the Spanish Republic in 1931 brought disarray to the nationalist Right. The middle class wanted neither to accept the new political realities nor to return to the past. The Confederation of Autonomous Rightist Groups (CEDA) was organized around the conservative Catholic Action and led by the uninspiring José María Gil Robles who could not rouse the dissident students, bourgeois and workers to recognize him as an alternative to the lackluster conservatism of the traditionalists and the antinational and antitraditional forces of the Left.

It was at this crucial moment that José Antonio Primo de Rivera made his dramatic entrance into politics as a man of the Right. Born in 1903 in Andalusia of an upper-middle-class family with a long tradition of military service, José Antonio differed sharply from his father, General Miguel Primo de Rivera, who ruled Spain from 1923 to 1930. Whereas the latter had been a sensual, jovial Babbitt, José Antonio was modest, serious and given to intellectual pursuits. Educated in literature, modern languages and the law, he was, among many other things, an amateur poet, especially fond of Kipling.

José Antonio was an excellent student at the University of Madrid, where he dabbled in student politics. Despite his background, he favored the liberal faction, but was careful not to become too involved in too much political activity during his father’s rule. Emotionally, though not politically, attached to the General’s career, he could not help being dismayed when his father’s supporters forced his resignation after he no longer served their interests. As time went on, he found himself agreeing with his father’s scorn of politicians, the liberal intelligentsia, parliamentarianism and middle-class democracy.

In 1928 and 1929 José Antonio developed a serious interest in politics and began studying Spengler, Keyserling, Marx, Lenin, Ortega y Gasset and the Spanish traditionalists. By the early 1930s his rejection of the abstract vapidity of class-ridden liberalism with its accent on internationalism and equalitarianism was as vehement as his reaffirmation of the old European values of nation, culture and personality.

Because of his close bond to his family, José Antonio was incapable of objectively evaluating his father’s seven-year rule. This, and his hatred for liberalism, led him to take an active role in politics as Vice-Secretary General of the newly formed Unión Monárquica. Several months later he announced as a candidate for the Cortes solely to “defend the sacred memory of my father.”

His showing was good in liberal Madrid, but not good enough. After the election he returned to private life, concentrating on his private law practice. He was often discouraged, and thought about emigrating to America. He spent much of his free time thinking about social and political questions, searching for an alternative to traditional conservatism and old-guard liberalism. He was particularly antagonistic to the political bosses and landlords of the provinces, to the privileges of the wealthy and to the Spanish Right, which tolerated these social injustices.

The Fascist

José Antonio first publicly revealed his Fascist leanings in an article for a new weekly El Fascio, which the government confiscated before it appeared. This act of suppression reinforced his new political stance. He would dedicate the few remaining years of his short life to an Hispanicized National Socialism.

Although aware of his talents, José Antonio thought that his intellectualism and his relationship to Primo de Rivera prevented him from becoming the Caudillo of Spanish Fascism. He knew that he was not a “man of the people” and declared that he “had too many intellectual preoccupations to be a leader of masses.” Yet he felt he must do what he could.

During the spring of 1933 José Antonio began to build contacts with like-minded men, including the famous aviator Julio Ruiz de Alda, an ardent nationalist who distrusted the established parties. They quickly became close comrades. Together they distributed a considerable number of leaflets in Madrid and began to win converts to what José Antonio wanted to call the Movimiento Español Sindical. But Ruiz de Alda printed “FE” on the leaflets, which could stand for either Fascismo Español or Falange Española.

On October 29, 1933, José Antonio launched the Falange Española at a political rally held at the Teatro Comedia in Madrid. Two thousand sympathizers, including Ramiro Ledesma, were present and many more heard the meeting on the radio. Three speeches were given, the high point being José Antonio’s heavily rhetorical and tensely poetic address, in which he denounced the “economic slavery” of the liberal state, the “materialistic” and “class struggle” dogma of socialism, and spoke for the “irrevocable unity of destiny” of the Spanish Patria, for “the deeper liberty of man,” and for “a system of authority, of hierarchy and of order.” Above all, he called for a “poetic movement” of struggle and sacrifice.

Although the founding of the Falange Española was largely ignored by the establishment press, over a thousand members signed up in the first month. The Falange quickly overshadowed JONS as les Spanish movement of National Syndicalism. José Antonio won a seat in the Cortes, where he appeared only rarely. His impressive oratory, personal charm and handsome appearance were vital to winning the financial support and popular respect essential to the success of a political movement.

On February 11, 1934, the leaders of JONS met and agreed to merge with the Falange, although still condemning what was termed “its reactionary features.” From then on, the Falange would be known as the Falange Española de las Juntas de Ofensiva National-Sindicalista — for short, “FE de las JONS.” The JONS’ slogans and emblems were adopted, and a troika of José Antonio, Ramiro Ledesma and Julio Ruiz de Alda took over the direction of the unified movement. Ledesma was gambling that the “social revolutionary” emphasis of JONS would triumph over the “reactionary-monarchist” elements within the Falange. He was more right than wrong. “Falange ideology henceforth took its esthetic tone from José Antonio and much of its practical content from Ramiro Ledesma” (Payne, p. 48).

Enemy Reprisals

To celebrate the new unity, a rally was held on March 14, 1934, in Valladolid. More than three thousand raised their right arms as Falange leaders entered the hall. José Antonio again gave the main speech, stressing the differences that distinguished the Falange from other parties of both the Right and Left. As the meeting ended, a brawl broke out with some pistol-packing assailants outside. Although one Falange student died, the rally was declared a success. Actually, the fight provided a kind of baptism of fire for the newly unified movement.

In late 1933, the Falangist weekly FE (Falange Española) appeared. Socialists put intense pressure on vendors to prevent sales, and fights were frequent, some resulting in death. Despite increasing violence, José Antonio ordered the Falange not to retaliate. Although he had stated that just ends justify violent means, he was against drawing the sword of political terrorism. Eventually, however, growing resentment against the movement’s passivity forced José Antonio to countenance violent reprisals, even though he never personally involved himself in such acts.

Oppression by the Rightist government, and terror on the streets by the Left, dampened the Falange’s initial burst of growth. Party headquarters were regularly invaded by the police, FE vendors were eventually banned from the streets of Madrid, and Falangists were often arrested.

In June 1934, José Antonio was called up for impeachment in the Cortes for unlawfully possessing firearms. Since most political leaders were either armed or had a bodyguard, the impeachment motion was nothing more than an effort by the Center-Right factions to silence him. He was saved by the help of a moderate socialist leader, who personally liked José Antonio and detested the underhanded methods being used to unseat him.

In line with its program of “social justice” the Falange set up a workers’ organization, the Confederación de Obreros Nacional-Sindicalistas (CONS), in August 1934. A previous JONS association of Madrid taxi drivers became the first CONS syndicate. These syndicates began with only a few dozen members each, a rather limited membership compared to the massive trade union organizations like the powerful UGT and CNT, which exerted irresistible pressure on the Falangist workers. Unable to effect any significant benefits for its own members, CONS groups failed to have any impact on the tightly organized Spanish working class.

Ridden by factions and under blistering attack from both the Left and the Right, the future of the Falange looked bleak in the summer of 1934. Nonetheless José Antonio’s personal power and popularity within the movement grew. The students idolized him. His physical courage, personal charm, vigor and eloquence made him the Caudillo despite his official position as only one triumvir among equals. Eventually his supporters started pushing for a jefatura unica, which would confirm him as party leader. In October 1934, the National Council of the Falange voted by the narrowest of margins, seventeen to sixteen, to establish an authoritarian structure with José Antonio as Jefe Nacional.

In November the Falange issued a program of twenty-seven points written by Ledesma and modified and polished by José Antonio. This systematized statement of National Syndicalist principles was not really anything new, but the twenty-fifth point, dealing with the Church, kicked up a furor. It declared that while the Falange was faithfully Catholic, it would not allow the Church to interfere in its secular affairs. More than a few Falangists quit and went over to the Monarchist youth organization.

Meanwhile Ledesma tried to persuade José Antonio to make an effort to win Leftist, working class and military support in preparation for an unspecified coup d’état. Knowing that the 5,000-member Falange was much too weak to become committed to such a foolhardy project, José Antonio stuck by his strategy of slow, organized, peaceful growth. Unconvinced, Ledesma sought to gather what support he could within the Falange to rebuild a “revolutionary” National Syndicalist movement. But the other leaders refused to go along and reaffirmed their loyalty to the Jefe. The Falange was now entirely José Antonio’s.

The Falange

Falange membership was divided into two parts: the “first line” active members the “second line” passive collaborators. The most active component of the “first line” were in the Falangist Militia, a paramilitary group. At the beginning of 1935 the “first line” numbered no more than 5,000 and was concentrated largely in Madrid, Valladolid and Seville. By February 1936, “first line” membership had grown to 10,000, while the total number of Falangists was approximately 25,000, quite a gain over previous years but a mere drop in the bucket considering the size of rival Spanish political groups.

A 1934 law preventing students from belonging to political parties kept large numbers of young men from joining the Falange. Most university students were organized in a Catholic association, with a socialist-liberal group next in size. Although a Falangist college organization never attracted more than a minority of students, they were the hardest-working and most determined of all Falangists. José Antonio’s principal stronghold of support was the University of Madrid, where he often gave speeches.

Falange members were strikingly young, sixty to seventy percent of them under twenty-one. “They were a gay, sportive group, high-spirited, idealistic, little given to study, drunk on José Antonio’s rhetoric, and thirsting for direct action. Their only goal was an everlasting nationalist dynamism” (Payne, p. 83).

The dynamism was supercharged with an impressive array of symbolism. Falangists wore blue shirts and sang the anthem “Cara al Sol.” They greeted each other with the Fascist salute, thundered their slogans at political get-togethers and painted Arriba España et España, Una, Grande y Libre on any wall they could find.

The 1936 Election

As the elections of 1936 approached, the Falange faced a major dilemma: Should the movement cooperate with Rightist parties in a united National Front to oppose the Popular Front of the Left? José Antonio persuaded the National Council to agree to a united effort, but negotiations with Rightist groups showed that the Falange would be hurt more than helped by such cooperation. The Falange decided to go it alone.

Falange candidates ran in nineteen districts, with José Antonio standing for election in Madrid and in six other regions. The party stressed land reform, the promotion of local industry and full employment. The election returns were disastrous. Not a single Falangist candidate won. In Madrid the Falange percentage of the vote was 1.19. In Cadiz, José Antonio received less than 7,000 votes. Nevertheless, in the two months following the election, the membership of the Falange probably doubled.

As partisan violence increased, political, social and economic order in Spain disintegrated. On March 1, 1936, José Antonio ordered all university members to enlist in the Falange Militia. A few weeks later, activists organized an assassination attempt against an eminent socialist professor of law. The liberal government used this incident to outlaw the Falange on March 14. All leaders who could be found in Madrid were arrested, including José Antonio.

“The[se] events of February and March, 1936, brought about the death of José-Antonio’s short-lived party, but they marked the beginning of a new process, bathed in blood and steeped in frustration, which was to make an enlarged, reorganized Falange into Spain’s partido del Estado” (Payne, p. 102).

The success of the Popular Front in the February elections and the subsequent disorder in Spain signaled the organization of a military conspiracy by General Emilio Mola. Secret negotiations with the imprisoned José Antonio were begun in May. The prisoner, managing to reestablish the Falange chain of command through a system of messengers, ordered preparations for a violent move against the government. A new underground Falangist newspaper No Importa hurriedly replaced the banned Arriba. As some areas in Spain verged on social chaos, Spanish Nationalists began a definite swing toward Fascism. A private poll conducted in May by the clerical daily newspaper Ya showed José Antonio the readers’ first choice for president of the Republic.

The government kept José Antonio in jail by inventing new charges against him and resorting to other forms of legal chicanery. On June 5, 1936, he was removed to the provincial jail at Alicante, while further arrests of Falangists made the party’s position desperate. When the chain of command again broke down, three-man cells were established to prevent further disorganization. José Antonio gave orders for the Falange to cooperate with the military in the event of a putsch or, if necessary, to prepare for an independent coup of its own.

The outbreak of the Civil War on July 17 thrust an enormous responsibility on the Falange, since it was virtually the only Nationalist group capable of offering a dynamic alternative to the Monarchists and Traditionalists. “Membership increased enormously and soon passed all manageable proportions. As the first wave of emotion swept the Right, everyone hastened to put on blue shirts” (Payne, p. 121).

The war and the influx of undisciplined members made control within the Falange extremely difficult, despite its reemergence from the underground in territories under the control of Franco. Manuel Hedilla, former provincial chief in Santander, acted as the surrogate for the imprisoned José Antonio.

Pressure from the Left to bring the jailed Falangist leader to trial increased. In November he was hauled before a “people’s court” on charges of helping to foment the revolt against the Republic. He defended himself by pointing to his own anti-Rightist activities. Although the evidence against him was circumstantial and his final statement very moving, the sentence was a foregone conclusion. Shortly after dawn on November 20, 1936, José Antonio faced a firing squad.

The death of its revered young leader was a serious blow to the Falange. The weakness of Manuel Hedilla, his successor, the hostility of the military and the general confusion of the times combined to severely weaken Falange independence and identity.

On April 19, 1937, the Carlist and Falange parties were merged by order of Franco into the Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista. The awkward new title reflected the confusion of purpose and principles of what was now to be more “movement” than “doctrine.” The Generalissimo named himself Jefe Nacional.

From then on, despite resistance by more principled and more “authentic” Falangists, the combined FET would be the one official political organization of Franco Spain. In using the Falange as an instrument of personal power, Franco betrayed the ideas, the goals and the legacy of José Antonio. Even though it served as a façade for the new Spanish state, falangismo as a living, breathing political force was dead.

As if to make amends for what he had done, Franco established the cult of José Antonio. November 20 was declared a day of national mourning. Plaques commemorating him were set up in all Spanish churches. Schools and military units bore his name and the press and radio continued to refer to El Ausente (The Absent One). At the Civil War’s end a torchlight procession ceremoniously carried José Antonio’s remains three hundred miles to a grand and solemn burial at the resting place of Spain’s kings at El Escorial.

Perhaps the clearest expressions of José Antonio’s world view was contained in his speech of October 29, 1933, on the foundation of the Falange:

The Patria is a total unity, in which all individuals and classes are integrated. It cannot be in the hands of the strongest class or of the best organized party. The Patria is a transcendent synthesis, an indivisible synthesis, with its own goals to fulfill — and we want this movement of today, and the state which it creates, to be an efficient, authoritarian instrument at the service of an indisputable unity, of that permanent unity, of that irrevocable unity that is the Patria.

Here is what is required by our total sense of the Patria and the state which is to serve it:

That all the people of Spain, however diverse they may be, feel in harmony with an irrevocable unity of destiny.

That the political parties disappear. No one was ever born a member of a political party. . . . We were all born members of a family we are all neighbors in a municipality we all labor in the exercise of a profession.

We want less liberal word-mongering and more respect for the deeper liberty of man. For one only respects the liberty of a man when he is esteemed, as we esteem him, as the bearer of eternal values . . . as the corporal substance of a soul capable of being damned and of being saved. . . .

We want Spain resolutely to recover the universal sense of her own culture and history.

And we want one last thing. If in some cases this can only be achieved by violence, let us not balk at violence.

But our movement will not be understood at all if it is believed to be only a manner of thinking [and not] a manner of being. . . . We must adopt [an] attitude [that] is the spirit of sacrifice and service, the ascetic and military sense of life.

I believe the banner is raised. Now we are going to defend it gaily, poetically.

In his article in the first edition of the newspaper FE (December 1933) José Antonio expanded on his political philosophy:

The Spanish Falange firmly believes in Spain. Spain is not a territory, nor an aggregate of men and women. Spain is an entity, real in itself, which has performed world missions, and will have others still to perform.

Hence Spain exists, first, as something distinct from each of the individuals, classes and groups that compose her. Secondly, as something higher than each of those individuals, classes and groups, or even than all of them put together.

Accordingly Spain, which exists as a distinct and higher reality, is bound to have ends of her own. These ends are: continued existence in unity, resurgence of internal vitality and a preeminent share in the spiritual tasks of the world. . . .

A genuine state, such as the Falange wants, will not be based on the sham of the political parties, nor on the Parliament which they engender. It will be founded on the authentic realities of life: the family, the municipality, and the guild or syndicate.

The ideology of José Antonio was partly rooted in the antiliberal, antidemocratic intellectual tradition that found widespread support in Europe during the 1920s and 1930s. He and his party members paid homage to Unamuno, Ortega y Gasset, Ángel Ganivet and Pío Baroja as “Precursors.” But despite similarities in style and principles, and even initial support from Unamuno, these Spanish intellectuals withheld their support from José Antonio.

The concept of Spain as “a unit of destiny in the universal” was taken from Ortega. Pío Baroja, Spain’s foremost living novelist, had expressed antidemocratic, nationalist views, and Unamuno received José Antonio at his home. But a large part of the Falange leader’s social philosophy was not taken from Spanish sources at all. Rather, it grew out of the views of Nietzsche, Lenin, Spengler, Mussolini, Chamberlain and Hitler.

“In October 1933, [José Antonio] paid Mussolini a visit, and returned to declare that Fascism was ‘a total, universal, interpretation of life’” (Richard A. H. Robinson, The Origin of Franco Spain, p. 98). A year later, however, in response to rumors that he would attend an International Fascist Congress in Switzerland, José Antonio repudiated his ties to Italian and other “imported” ideology by declaring that he had “flatly turned down the invitation in order to make clear the genuinely national character of the movement, which has no intention of giving the appearance of possessing an international leadership. Moreover, the Falange Española de las JONS is not a Fascist movement” (Charles F. Delzell, Mediterranean Fascism, 1970, p. 263).

José Antonio often stressed far-reaching economic reforms. The Falange would nationalize banking and credit, guarantee employment, redistribute land and make higher education free. At the same time, private property was to be respected. By the “corporate state” and “syndicalism” José Antonio meant the organization of “Spanish society corporatively through a system of vertical syndicates for the various fields of production, all working toward national economic unity” (Payne, p. 79). In sum, he wanted broad state economic planning and guidance of national production, but not state ownership of the means of production.

Although Monarchists at one time tried to use the Falange for their own ends, the two never got together. After he became a Falangist José Antonio turned his back on all Monarchist organizations: “April 14 [the end of the Monarchy] is a historical fact that must be accepted. We feel no nostalgia for dead institutions. . . . "

The Falange was not seen by José Antonio as a political party in the ordinary sense. Rejecting the very concept of political parties, he called for revolution and declared his group belonged neither to the Right, Left nor Center. In fact, the widespread use of symbols, emblems, rituals and oaths made the Falange more akin to a religious order than to a political party. Its leader liked to call it a “militia,” a “union of eager fraternal cooperation and love” and a “holy brother hood.”

The outbreak of the Civil War moved José Antonio, nine months before his death, to give a broader significance to the role of the Falange:

We are witnessing a struggle between the Christian, Western, Spanish, individualistic concept of life, with all that it implies in the field of service and self-sacrifice, and an irreligious, materialistic Russian concept. If the latter should triumph in Spain, large tracts of our country — Catalonia, the Basque Provinces, Galicia — would break away and submit to the Soviet. We are now in the inept hands of sick men, who out of pure resentment might be capable of handing us over to dissolution and chaos. The Spanish Falange summons all — students, intellectuals, workmen, army officers — to the happy and dangerous task of recapturing our lost heritage.

The phenomenon of José Antonio and the Falange was not unique to Spain. It was part of the European response to the failure both of traditional and capitalist conservatism and of parliamentary, laissez-faire democratic liberalism.

Salvador Dali with portrait of Jose Antonio Primo de Rivera

European Fascism was the successor to the nationalistic concept of la Patrie born in the French Revolution. It also succeeded the liberal eighteenth- and nineteenth-century concepts of social integration. The dynamics of economic development (rise of large corporations and organized labor) and of political development (rise of the modern state) helped force thinking in terms of the community.

World War I was a strong factor in bringing an end in Europe to the “rationalist” concept of irreversible “progress.” The 1920s and 1930s saw the breakdown in the spiritual power of organized religion. At the same time, there grew up a new mythos, either around the Patria, Fatherland and Nation or, in the case of the Marxists, around the Proletariat. Fascism represented the synthesis of the most dynamic movements of recent European history — Nationalism and Socialism.

To put Spanish Falangism in a proper perspective, we must remember that Fascism in the 1920s and 1930s had become the state ideology of Italy, Germany, Hungary, Rumania, Poland, the Baltic states, Austria and Spain. In its early stages World War II spread Fascism even more widely. But then in 1945 came the triumph of Anglo-American Democracy and Soviet Communism. In Spain a watered-down version of Fascism continued into the 1970s, but the realization of José Antonio’s political and social goals was made impossible by the European holocaust.

In post-Civil War Spain it was not the movement which directed the state, as José Antonio had intended, but the state which directed the movement. Franco’s Falange became a sterile appendage to the state bureaucracy.

The memory of José Antonio, however, has not been totally eradicated from the Spanish mind. On one level, it is demonstrated in a state-sponsored cult designed to give poetic, intellectual and ideological attractiveness to an essentially traditionalist and uninspiring regime. On another level, there exists in Spain today tens of thousands of Spaniards, most of them quite young, who honor the great days of the Falange and work for a post-Franco Spain based on Falangist principles. They have formed into two groups: the Fuerza Nueva and the Círculo Español de Amigos de Europa (CEDADE).

The recent chaos in Portugal has strengthened the conviction of Spanish Fascists that the only long-term alternative to a Communist Iberia is a form of National Socialism. But whereas in the 1930s nations like Germany and Italy could give aid to the Falangists, today the successors of José Antonio have only their own strength to rely on — that and the intellectual and spiritual legacy of their Founding Father.

Source: Instauration magazine, December 1976 (transcribed by Counter-Currents)


Spanish Civil War

With the eruption of the Civil War in July 1936, the Falange fought on the Nationalist side against the Spanish Second Republic. Expanding rapidly from several thousand to several hundred thousand [ 11 ] , the Falange's male membership was accompanied by a female auxiliary, the Sección Femenina. Led by José Antonio's sister Pilar, this latter subsidiary organization claimed more than a half million members by the end of the war and provided nursing and support services for the Nationalist forces. [ 12 ]

The command of the party rested upon Manuel Hedilla, as many of the first generation leaders were dead or incarcerated by the Republicans. Among them was Primo de Rivera, who was a Government prisoner. As a result, he was referred to among the leadership as el Ausente, (the Absent One). After being sentenced to death on November 18, 1936, Primo de Rivera was executed on November 20, 1936 (a date since known as 20-N in Spain), in a Republican prison, giving him martyr status among the Falangists. This conviction and sentence was possible because he had lost his Parliamentary immunity, after his party did not have enough votes during the last elections.

After Franco seized power on 19 April 1937, he united under his command the Falange with the Carlist Comunión Tradicionalista, forming Falange Española Tradicionalista y de las JONS (FET y de las JONS), whose official ideology was the Falangists' 27 puntos -- reduced, after the unification, to 26. Despite this, the party was in fact a wide-ranging nationalist coalition, closely controlled by Franco. Parts of the original Falange (including Hedilla) and many Carlists did not join the unified party. Franco had sought to control the Falange after a clash between Hedilla and his main critics within the group, the legitimistas of Agustín Aznar and Sancho Dávila y Fernández de Celis, that threatened to derail the Nationalist war effort. [ 13 ]

None of the vanquished parties in the war suffered such a toll of deaths among their leaders as did the Falange. Sixty per cent of the pre-war Falange membership lost their lives in the war. [ 14 ]

However, most of the property of all other parties and trade unions were assigned to the party. In 1938, all trade unions were unified under Falangist command.


Falange Espanola - History

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Only a few people know that the first foreign delegation of the "Falange Espanola de las JONS" was ordered by José Antonio Primo de Rivera in Milan ( Italy ). If the date of his foundation, August 8th 1935, is known, little we known about its activities in these early moments. This is probably due to the fact that it officially began its operations only in January 1936. No other branch of the Falange Foreign Service was never opened after that of Milan even though some other uncontrolled groups worked in Cuba, Mexico and Argentina.

The history of the "Servicio Exterior de FET y de las JONS" (Falange Foreign Service) was built by Spanish historians with considerable difficulty due to the lack of official documents.
This letter, addressed to Galeazzo Ciano, the Italian Foreign Minster , by Arturo Cuarter o , the leader of the Falange in Italy, represents a rarity in terms of both historical and collectible.
Arturo Quartero se tourne vers Ciano, le suppliant de "venir au secours d'un navire, d'armes et de munitions, afin que nous puissions débarquer à Agesiras, Cadix, Alicante ou Tanger puis foncer là où nos frères luttent désespérément contre le marxisme et le communisme".
La lettre fut envoyée à Ciano par Arturo Cuartero le 26 juillet 1936, en même temps qu'une autre adressée au Duce avec le même ténor. Sur cela Arturo Cuartero a demandé à Mussolini d'aider l'Espagne à lutter contre les républicains en mettant à disposition un avion pour Séville. La réponse du Duce, personnellement écrite au crayon sur la lettre, était "impossible". Les deux lettres font suite à la lettre précédente envoyée trois jours auparavant au gouvernement italien. La lettre était écrite sur le papier à en-tête de la Phalange de Milan avec l'adresse de Foro Bonaparte 71. Aujourd'hui, nous savons qu'Arturo Cuartero a ensuite réussi à atteindre l'Espagne et à participer activement à la guerre civile, laissant la direction de la Phalange espagnole en Italie "ad intérim" à Juan Ordinas.


Voir la vidéo: El nacimiento de la Falange Española